jeudi 6 octobre 2011

Évincé de son local, le FN cherche un point de chute




Depuis le 15 août, le FN a quitté son siège lillois. Menacée d'expulsion, la fédération du Nord du FN a dû quitter son siège inauguré en 2008 sur le boulevard Jean-Baptiste Lebas. Le parti frontiste cherche un autre local pour abriter la campagne présidentielle de Marine Le Pen.
Que s'est-il passé précisément au 24, boulevard Jean-Baptiste Lebas à Lille ? À la mi-août, le Front national, qui abritait là sa fédération du Nord-Flandres, a dû vider les lieux alors qu'il se trouvait sous la menace
d'une expulsion pour n'avoir pas payé le loyer pendant plusieurs mois.Selon certaines sources au FN, un problème budgétaire serait à l'origine de ce micmac. « La fédération n'avait pas provisionné suffisamment d'argent pour payer le loyer, la propriétaire a fini par en avoir assez et c'est Paris qui a dû régler la note », explique un élu FN.
Une version que dément en partie le patron départemental du parti, Éric Dillies, qui évoque avant tout des problèmes liés à l'emplacement du local, inauguré en grande pompe en 2008. « Le propriétaire ne voulait plus renouveler le bail, car des gens s'étaient plaints de notre présence et qu'on a subi de nombreux actes de vandalisme, notamment des tags et une fois un tir par arme à feu », détaille-t-il.


Le porte-parole du parti dans la région, le conseiller régional Bruno Bilde, qui parle lui aussi d'un « local inapproprié », évoque pourtant également une période de « plusieurs mois » pendant laquelle le FN a « refusé de payer ». Les deux leaders nordistes du FN conviennent que c'est la fédération nationale qui a dû régler l'ardoise. « On est parti en bonne et due forme », insiste Éric Dillies, au sujet duquel il se murmure que son poste de patron de la fédération du Nord-Flandres a été menacé à cette occasion.

Des balivernes, selon lui.Reste que le FN, qui est désormais en quelque sorte sans domicile fixe à Lille, est en quête d'un nouveau point de chute, afin d'accueillir l'antenne de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Cette fois, le parti frontiste ne reprendra pas un local en rez-de-chaussée, mais des bureaux discrets en étage dans l'hypercentre de Lille.«On a quelques pistes, on est en passe de conclure», confie Éric Dillies.



Publié le jeudi 06 octobre 2011 NORD ECLAIR LILLE Photo Nord éclair

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