lundi 14 octobre 2019


POESIE D UN FRANCAIS DERAICINE


Jadis j’ai dû m’enfuir de mon pays
Quand la France décida de lâcher l’Algérie
Et si avec le temps les plaies se sont fermées
Leurs cicatrices, elles, ne peuvent s’effacer.
Aussi pour mes enfants, je demande au Messie
Que jamais ils ne vivent une pareille tragédie.
Pourtant, lorsque je vois ces hordes de Magrébins
Envahir notre sol par n’importe quel moyen
Pour venir y chercher toute cette assistance
Qui n’existe plus chez eux depuis l’indépendance,
Quand je vois qu’ils acquièrent cette nationalité
Qu’ils ont pourtant reniée il y a quelques années
Je me pose une question qui me met mal à l’aise,
Combien de temps encore la France sera Française ?
Ils occupent tour à tour l’ensemble des quartiers
Où la police alors n’a plus le droit d’entrer,
Bien vite ils les transforment en ces fameux ghettos
Où ils pillent les commerces et brulent les autos.
Marseille est devenu une base d’Al-Quaïda
Et notre canebière le souk d’une casbah.
La banlieue parisienne n’est pas plus épargnée
Partout règne le racket et l’insécurité.
Les seuls européens qui s’obstinent à rester
Doivent se barricader sitôt la nuit tombée.
Des cités toutes entières leurs sont abandonnées
Dans l’attente qu’ils obtiennent les clefs de l’Élysée.
Lorsque notre président, en quête de bulletins
Va leur rendre visite, la veille des scrutins
Ils bousculent sa voiture et crachent sur son costume
Et l’obligent à partir plus vite que de coutume.
Ils sifflent la Marseillaise au match de l’amitié
Et brandissent les drapeaux du pays invité.
Puisqu’ils peuvent posséder deux nationalités
Ils en changent à leur guise, suivant leurs intérêts
Pour les allocations, ce sont de vrais français,
Pour les obligations ils restent des étrangers.
Ils respectent qu’une seule loi celle des islamistes
Et suivent assidument la mode des intégristes,
Elles se coiffent du foulard, ils portent la barbouze
Et pavoisent leur logis aux couleurs des fellouzes
Depuis quelques années ils sembleraient vouloir
Que la France se décide à réécrire l’histoire.
On enseigne pour se faire à notre descendance
Que les pieds-noirs étaient des colons de la France
Qu’ils n’avaient pas de cœur et usaient d’un gourdin
Pour payer les salaires de chaque Magrébin.
Aujourd’hui les médias demandent à nos élus
Qu’une enquête soit faite sur ces moments vécus
Pour voir si notre armée a commis des bavures
Et condamner ceux qui pratiquaient la torture
Pour que ces terroristes veuillent leur divulguer
La liste des attentats qu’ils devaient perpétrer.
Vouloir faire des victimes de nos ex-assassins
C’est en sorte approuver les crimes et les larcins
Qu’ils ont commis jadis sur ces gens innocents
Qui voulaient conserver la terre de leurs parents.
Somme-nous tous amnésiques pour avoir oublié
Combien les F.L.N. ont fait d’atrocités ?
Serions-nous insensibles à tous ces attentats ?
Qui ont été commis par ces vils fellaghas
Et devons-nous ce jour, pour des raisons d’état
Pardonner les tueries de leur chef Ben Bella !
La bombe de la Corniche, ou celle du Milk Bar
Et ces assassinats empreints d’actes barbares
Ces femmes étripées aux ventres empierrés
Tout près de leur fœtus qui était empalé.
Ces milliers de Harkis qui furent assassinés
Sur la place publique sans le moindre procès
Trahis et délaissés par le chef de la France.
Ils ont subi la mort dans d’atroces souffrances.
Ils furent même désarmés avant l’indépendance
Afin qu’ils n’opposent pas la moindre résistance
Aux couteaux des tueurs qui étaient impatients
De pouvoir leur donner le suprême châtiment.
Aurions-nous oublié la date du 5 Juillet 1962
Et les massacres commis après le cessez le feu ?
Ces centaines d’Oranais qui furent exécutés
Devant l’armée française restée les bras croisés !
En France, dans nos écoles, aucun livre d’histoire
Relate ces évènements vécus par les pieds noirs
On transforme le passé à la gloire des vainqueurs
Qui deviennent des martyrs à la place des tueurs
Oublier notre passé ou même le transformer
Serait une grave erreur qu’on pourrait regretter
Ne baissons pas la garde, redoublons de méfiance
Si nous ne voulons pas connaitre un jour en France
Une prochaine débâcle vers d’autres horizons
Ou vouloir accepter de changer de religion.
Ben Bella l’avait dit, après la prise d’Alger
« Nous devons remonter en France jusqu’à Poitiers ».
Hélas cette latitude est maintenant dépassée
Puisqu’aucun coin d’Europe ne se trouve épargné !
A moins d’un revirement rapide et énergique
La France deviendra vite république islamique
Par le nombre des naissances ils auront l’avantage
Qui leur fera gagner l’ensemble des suffrages
Ainsi sera mis fin à notre démocraties
Et la France à son tour deviendra colonie.
Alors sera troqué l’angélus des clochers
Par l’appel des imams en haut des minarets
Dès lors, pour survivre, de même que nos aïeuls,
Nous aurons à choisir = la valise ou l’cercueil
Les exemples sont nombreux et faciles à citer
Sur toute la planète, nombreux sont les foyers
Où des familles entières furent exterminées
Pour le simple prétexte qu’elles avaient refusé
D’accepter les contraintes de ces jeunes républiques
Qui instaurent par la force la charia islamique.
Aussi la prochaine fois, lorsque vous serez appelés
Pour vous rendre aux urnes afin d’aller voter
Devenez l’électeur d’un second Charles Martel
Qui renverra chez eux, au fond de leur djébel
Ceux qui viennent chez nous pour y défier la France
En réclamant sans cesse encore plus d’assistance
Afin que vos enfants ne subissent jamais
La débâcle vécue par les pieds noirs Français
Le livre a peut-être été refermé, mais son histoire
Est restée gravée dans ma mémoire.
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samedi 12 octobre 2019

CASTANER

Pourquoi Macron garde-t-il Castaner ? Pour de « sombres raisons » ?

Je songeais, il y a quelques jours, à ce qu’aurait fait un Chirac, un Sarkozy d’un ministre de l’Intérieur après l’attentat de la préfecture de police et la communication ratée ou mensongère – de Christophe Castaner, qui ajoutait un scandale au scandale. Je pense aussi à ces ministres de l’Intérieur, comme Jean-Pierre Chevènement, qui auraient eux-mêmes présenté leur démission après un tel fiasco, de telles défaillances. Et, donc, une semaine après, Christophe Castaner est toujours là, palabrant devant les commissions parlementaires, enchaînant parfois les âneries et les gaffes dont lui seul a le secret.

Mais nous sommes de plus en plus nombreux à nous interroger. Un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié jeudi, montre que plus de 70 % des Français ne font pas confiance au ministre Castaner. 65 % lui reprochent sa communication précipitée, 76 % ne le trouvent pas rassurant, 69 % pas compétent. 

C’est inquiétant, et d’abord pour nous et notre sécurité. C’est aussi gênant pour la police.
Mais tout cela est quand même bien embêtant pour le président de la République aussi : comment mener la guerre et la vigilance contre l’islamisme avec un tel ministre qui inspire une telle défiance ?

Pourquoi donc Emmanuel Macron, déjà impopulaire, garde-t-il ce ministre, un fusible usé qui fonctionne si mal, un « boulet » pour beaucoup d’observateurs ?

Plusieurs éditorialistes ont tenté d’avancé leurs explications. Jean-Dominque Merchet, de L’Opinion, a mis les pieds dans le plat à la télévision, parlant de « l’irresponsabilité » régnant au plus haut niveau de l’État : « Le fait d’être le copain du Président est l’assurance-vie totale. Nous avons installé un principe d’irresponsabilité des élites dirigeantes qui est insupportable. Les oppositions, à juste titre, surfent là-dessus. Qu’est-ce qu’il faudrait de plus pour qu’il démissionne ? »

Serge Raffy, dans son édito de L’Obs, « Macron peut-il sacrifier Castaner ? », est bien moins convaincant : Castaner serait maintenu « non pas parce qu’il est protégé pour des raisons sombres, mais parce qu’il fait fonction de tête de Turc systématique. […] Dans ce registre du bad boy, du mal-aimé, il est comme une image fixe, un point d’ancrage inamovible et permanent. Il est le souffre-douleur de l’opinion publique. 
La proie idéale. Le punching-ball rêvé. »

La thèse du super anti-héros laisse rêveur : Castaner en méga fusible ? En super bad boy ?… Bad, il l’est, c’est acquis. 
Et la République d’Emmanuel Macron aurait besoin de ce profil pour piloter l’Intérieur, la police, l’organisation des élections ? Non, la thèse ne tient pas et l’électorat bourgeois et policé du Président mérite mieux. Emmanuel Macron le sait bien. Tout le monde le sait bien. Alors ?

Alors ? Eh bien nous sommes plongés dans le même abîme que le Président avec son fiasco Goulard : « Je ne comprends pas. J’attends des explications. » Mais c’est bientôt tout un peuple qui murmure cela. Et, n’ayant pas de réponse, il en est réduit à remonter à la première explication balayée par Serge Raffy : les « raisons sombres »…

Si Emmanuel Macron ne veut pas alimenter une super défiance, avec son super anti-héros, il lui suffit de renvoyer Christophe Castaner, et les sombres raisons se dissiperont.

Source : Bld Voltaire

MANU LE TEMERAIRE

Il parle bien,tout le temps et en plusieurs langues. 


Tant mieux pour lui, et les Français en ont été flattés. Le coq n’est pas par hasard leur animal symbolique, qui chante en dominant la basse-cour. 
Chantecler s’imagine qu’il fait lever le soleil, et beaucoup de Français, séduits par l’assurance du personnage, se sont mis à y croire. Malheureusement, à part la colère des gilets jaunes, le chanteur n’a rien soulevé. On peut même relever aujourd’hui la liste cuisante de ses échecs. La dernière est cruelle car elle touche à la fois le terrain de prédilection de M. Macron, l’Europe, et son intimité psychologique, puisque c’est sa surestimation de soi qui a été atteinte tout en étant la cause même de cette humiliation, jubilatoire pour beaucoup. 
Le plaisir en a été redoublé par le numéro de celui qui, avec un sourire affiché, demandait d’une voix pointue des explications, et tentait de justifier piteusement l’échec en dénonçant le ressentiment et la petitesse des députés européens et en rejetant la responsabilité sur Mme Von der Leyen, la présidente de la Commission. « C’est pas moi, c’est elle, et si je m’en étais occupé… »  Vous avez dit : ressentiment et  petitesse ? 
En réalité, la colère frétillante sous le masque souriant du président français n’aurait dû viser que lui-même pour les deux fautes majeures qu’il a commises : M. Macron est arrivé en politique par le haut grâce à une élection biaisée après avoir cheminé dans les cabinets, les couloirs et les antichambres, en passant par une banque d’affaires, sans jamais affronter la réalité des élections et des électeurs, ni les membres d’une véritable organisation politique. La présomption née de cette facilité lui a fait négliger la psychologie des élus, leur besoin de reconnaissance et de respect. Or, il a passé son temps à couvrir de son mépris ses opposants français, les conservateurs européens, et notamment Manfred Weber le président du groupe PPE au Parlement européen, issu de la CSU bavaroise, qu’il a écarté de la présidence de la Commission, et enfin les populistes ou souverainistes auxquels il a déclaré la guerre. Lorsqu’on doit assurer l’élection d’un candidat qui a besoin des 2/3 des voix, ce n’est pas très malin. Quand il négocie au sommet en ignorant la piétaille parlementaire sur laquelle il n’a aucune prise, à la différence de la France, la piétaille se rebiffe ! Rien d’étonnant ! Sa candidate a été écrasée par 82 voix contre 29, soutenue par le groupe libéral où siège Mme Loiseau évincée de la présidence pour les mêmes raisons, et qui se retrouve isolé alors qu’il devait être le ferment de la nouvelle majorité. Seconde erreur : élu grâce à l’instrumentalisation médiatico-judiciaire d’une affaire bénigne, et faisant de la moralisation de la vie politique son étendard, comment celui qu’on prétend si futé, a-t-il pu croire qu’une candidate discréditée par deux enquêtes allait être élue sans difficulté ? Mme Goulard est toujours impliquée dans les procédures visant les assistants des parlementaires européens du Modem, lancées par la justice française et par l’OLAF ( Office européen de lutte anti-fraude). Certes, elle n’a pas été mise en examen, mais les députés, eux-aussi, « comprennent mal » que celle qui a dû quitter le Ministère de la Défense pour cette raison puisse être recyclée à la Commission dans le poste le plus important, après la présidence, celui chargé du « Marché intérieur » puisqu’il couvre l’industrie, le numérique, la défense et l’espace. D’autant plus qu’on a découvert que cette « excellente » députée européenne avait été très largement rétribuée pendant son mandat (350 000 Euros/2 ans) par l’Institut Berggruen, un groupe de pression, agent d’influence peu compatible avec l’indépendance que l’on doit exiger d’un député en dehors de ses engagements politiques revendiqués.

Or, cette gifle survient dans un domaine où le président se voulait conquérant 

On se souvient déjà de la réponse des Allemands à ses propositions : Le budget européen pour la zone euro ne sera en définitive qu’un « instrument budgétaire pour la convergence et la compétitivité », très loin des ambitions affichées par la France. En revanche, si les Français leur font partager le siège au conseil de sécurité des Nations Unies, et abandonnent Strasbourg au profit de Bruxelles pour le Parlement européen, avec leur générosité habituelle, ils sont d’accord ! Sur la scène internationale, les déceptions s’accumulent : il y a deux ans, la France se voulait en flèche sur le dossier syrien, appelant au départ de Bachar Al-Assad, et se glorifiant de sa participation à l’écrasement de l’Etat islamique. On mesure aujourd’hui son impuissance face à l’agression turque. On chercherait en vain des succès compensateurs sur la scène intérieure : de jour en jour, et d’affaire en affaire, la démission de Castaner est réclamée. Les Français peuvent-ils croire leur sécurité assurée dès lors que le terrorisme islamiste resurgit au coeur même de la Préfecture de Police de Paris ? Peuvent-ils espérer un redressement de leur économie alors que leur commerce extérieur ne cesse de se dégrader, et leur industrie de s’effondrer. Les difficultés actuelles de Michelin et la fermeture d’une usine à La Roche-sur-Yon sont un signal inquiétant.
Le pouvoir actuel ne tient que sur deux piliers : la Constitution qui donne à l’exécutif un pouvoir énorme et, ce que de Gaulle ne connaissait pas, la connivence d’une majorité des médias avec le pouvoir. Que le premier journaliste à avoir parlé d’attentat islamiste à propos des assassinats commis à la Préfecture de Police ait pu être menacé par sa direction pour avoir contredit le ministre de l’intérieur en dit long sur l’évolution de notre pays.

Ch Vanneste via Son Blog

jeudi 10 octobre 2019

ET PENDANT CE TEMPS , LES BARBARES SONT AUX PORTES DE LA VILLE.........


 « Il va peut-être falloir se résoudre à suspendre la mention du sexe à l’état civil, tant qu’un enfant n’est pas en capacité de dire librement quel est son choix ». 
Déclaration du député socialiste de l’Ardèche, Hervé Saulignac, dans l’Hémicycle à l’occasion du débat sur le projet de loi bioéthique. Bon, on se calme, cette proposition ne concerne que les enfants dits intersexués.

Sujet délicat, puisqu’il s’agit des enfants nés avec « des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions typiques de “mâle” et “femelle” », selon la définition donnée par l’ONU. En France, un enfant sur cent mille naîtrait ainsi. Sujet délicat, donc, mais aussi particulièrement douloureux, car souvent, les enfants frappés de cette anomalie subissent des traitements lourds. La notion d’anomalie est, du reste, contestée par les partisans du « sexe neutre », désormais reconnu en Allemagne.

Sans minimiser la souffrance que cette situation peut représenter pour les familles et enfants concernés, cette intervention du député Saulignac, forcément animée par les meilleures intentions, appelle quelques remarques.

En effet, cette proposition illustre l’immixtion de plus en plus prégnante des situations minoritaires, des cas particuliers, voire ultra-particuliers, dans le débat législatif. 
C’est sans doute louable si l’on en restait là. 
Mais on n’en reste jamais là, et ce, au nom du plus que jamais sacro-saint principe d’égalité qui, s’il est gravé sur les frontons de nos mairies, n’est pas toujours frappé au coin du bon sens. La loi n’est-elle pas la même pour tous ? 
Donc, qui nous dit que demain, après-demain, au nom de ce principe – d’aucuns diront au nom de la tyrannie des minorités -, on ne va pas avoir un.e député.e qui va se lever dans l’Hémicycle ? Généralisons la mesure à tous les enfants : ce qu’on accorde à quelques-uns, on doit l’accorder à tous ! 
Alors, suspendons « la mention du sexe à l’état civil, tant qu’un enfant n’est pas en capacité de dire librement quel est son choix », pour reprendre les mots mêmes de l’élu ardéchois. 
Qui dit, du reste, que cette proposition n’est pas un cheval de Troie ?

L’enfant décidera de son sexe lorsqu’il sera capable de « dire librement quel est son choix ». À quel âge ? 
À l’âge de raison, par exemple. Mais c’est quand, l’âge de raison ? On disait sept ans, quand j’étais gamin, au temps du père de Gaulle. Aujourd’hui, faut voir, vu que, dans ce pays, l’âge de raison semble être repoussé plus vite que celui de la retraite. À l’âge de la première communion, de la confirmation pour les catholiques, de la Bar Mitsvah pour les israélites ? Pourquoi pas. Par la même occasion, l’enfant choisira, devant le maire, son prénom définitif.

Pour Hervé Saulignac, « il y a urgence à agir ». 
Il paraît qu’à Constantinople, alors que les Ottomans tambourinaient aux portes de la ville, ça discutait sec sur le sexe des anges. Mais toute ressemblance avec des situations ayant existé ou existantes, etc. 
Du reste, les barbares sont peut-être déjà dans la ville.

Georges Michel via Bld Voltaire

mardi 8 octobre 2019

PMA

Pas de marchandisation de l’enfant, pas d’enfant voulu sans père !

Les opposants à l’extension de la Procréation Médicalement Assistée ( La PMA ) aux lesbiennes et aux femmes seules manifesteront entre le Sénat et la gare Montparnasse cet après-midi à l’appel d’une vingtaine d’associations regroupées sous le titre « Marchons enfants ». Les mots choisis ont une consonance révolutionnaire, car c’est bien d’une révolution dont il s’agit, celle qui a commencé en douce par la remise en cause du cadre familial traditionnel, de sa stabilité et du statut de ses membres, qui a poursuivi avec la création de nouveaux modes de vie pour les « couples » adaptés aux « orientations sexuelles », et qui a triomphé avec le « mariage » unisexe. 
Depuis cette prise de pouvoir, les révolutionnaires continuent à dérouler leur programme face à une résistance qui s’est amoindrie, alors que l’enjeu est vital pour notre pays, pour notre civilisation. Il s’agit aujourd’hui au travers du vote d’une loi « bioéthique » d’étendre les moyens que la technique scientifique accorde aux couples qui ont des difficultés accidentelles à procréer à des personnes qui, par nature, essentiellement, ne le peuvent pas, en l’occurrence deux femmes, par exemple.

Le fil rouge de cette révolution dont une majorité de Français semblent ignorer l’importance et les conséquences est constitué par deux idées apparemment aussi incontournables qu’elles sont réellement suicidaires. Inscrites sur le fronton de nos mairies, ce sont ces valeurs qui légitiment les « avancées ».
 La liberté de vivre sa « sexualité » suivant ses désirs, d’avoir des enfants, en dépit des contraintes naturelles, d’un côté, l’égalité entre les hommes et les femmes, entre les « couples » de femmes et même celle de la femme seule à l’égard du couple, de l’autre côté, justifieraient l’extension de la PMA. 
On ne manquera pas toutefois de remarquer que les « couples d’hommes » sont eux privés de cette mise à niveau, et qu’il faudrait alors légaliser la Gestation Pour Autrui, c’est-à-dire les mères porteuses en attendant des « outils » plus sophistiqués de fabrication des enfants, afin de « progresser » encore. 
Le gouvernement a, par tactique, juré ses grands dieux qu’il n’en ferait rien… du moins durant ce mandat.

Malheureusement, les plus zélés des membres de sa majorité n’ont pas hésité, le 3 octobre,  à voter un amendement (1591) qui prévoit la retranscription automatique, dans l’état civil français, de tout enfant né d’une convention de Gestation Pour Autrui à l’étranger. Il y a fort à parier que l’inégalité entre la France et certains pays, la possibilité pour les plus fortunés d’y recourir, la complicité de quelques magistrats et le soutien de personnalités médiatiques arracheront la GPA, tôt ou tard, même si le pouvoir fait semblant, par habileté, d’y renoncer maintenant.

Quant à la Fraternité, le troisième terme de la devise qui rappelle que la liberté des individus doit s’intégrer à une dimension collective, que le citoyen limite évidemment ses désirs personnels de même qu’il reconnaît une hiérarchie sociale pour le bien commun du groupe, en l’occurrence de la nation, elle est complètement oubliée car la clef de la révolution suicidaire que nous subissons est l’individualisme roi, le narcissisme absolu, la liberté comme émancipation des caprices, et l’égalité poussée jusqu’à l’absurde. 
Cette idéologie mortifère piétine l’anthropologie rationnelle, les spécificités naturelles et complémentaires des sexes, que les sociétés peuvent certes associer différemment, mais qu’elles ne peuvent nier au risque de se détruire. Ces dimensions anthropologique et collective du débat échappent à la plupart des Français, tant l’idéologie de l’individu-roi a envahi tous les cerveaux, mais même lorsqu’ils en sont prisonniers, beaucoup de Français en perçoivent les contradictions. 
D’accord, chacun a le droit de vivre sa vie sexuelle, mais l’enfant, quel est son droit ? N’a-t-il pas le droit, sauf accident, d’avoir un père et une mère, d’avoir auprès de lui les deux versants de l’humanité ? Une majorité de Français acceptent l’extension de la PMA selon le désir des individus, mais pour une autre majorité, il est préférable que l’enfant soit élevé par un père et une mère. Le député LREM Touraine dont l’obédience ne fait guère de doute répond péremptoirement :  » « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père. » 
La brutalité de cette affirmation doit soulever une autre inquiétude. Les partisans apparents de la liberté et de l’égalité ne sont-ils pas au contraire leurs pires adversaires ? 
Ne sont-ils pas en train de privilégier les comportements d’une minorité qui, par son statut social, peut plus que d’autres échapper au besoin de la solidarité familiale, proche et constante ?  Ne sont-ils pas en train de favoriser l’émancipation irresponsable des « mâles », adolescents permanents, délivrés des responsabilités familiales ? Ne sont-ils pas en train de construire le cauchemar du « Meilleur des mondes » imaginé par Aldous Huxley ? Un monde totalitaire, matérialiste, scientifiquement inhumain ? Parent 1, parent 2, plutôt que père et mère, comme l’a suggéré une députée LREM du nord, tandis que Mme Buzyn affirmait doctement qu’une femme pouvait assumer la fonction de père. C’est ce ministre qui  a défini l’embryon comme un amas de cellules alors qu’il est un projet de vie. Aurore Bergé dont la fatuité ne connaît plus de limite, depuis que son nomadisme politique lui a permis d’atteindre l’Assemblée, se situe déjà dans la société peinte par Huxley. 
Elle a, toutefois,  pour les « procréations charnelles » la tolérance apitoyée des individus de la classe supérieure : « Ni dans ce projet de loi, ni aujourd’hui, ni demain, nous n’empêcherons quelconques parents hétérosexuels de vouloir concevoir un enfant de manière charnelle ». Merci pour eux !

Peut-on nier totalement la nature ? Peut-on vouloir une humanité entièrement construite ? Telle est la question capitale de ce débat. Le christianisme avait réalisé un équilibre harmonieux entre la vie sociale et les pulsions sexuelle ou agressive, en régulant l’une et l’autre, en inhibant en grande partie la seconde. L’islam est beaucoup plus proche de la nature. Plus notre civilisation, plus notre pays s’en éloigneront jusqu’à la nier, plus le désordre s’installera dans les comportements en transformant notre société en une foule solitaire plus ou moins soumise à une technocratie aveugle sur le long terme. Plus c’est une autre révolution qui risque de s’accomplir, par la démographie puis par la violence.

NDLR : TOUS CE QUI VEULENT LA PMA, SONT POURTANT BIEN CONTENT D AVOIR UN PERE


lundi 7 octobre 2019

PMA

Surprise à la marche contre la #PMAsansPère : les manifestants ne sont pas que des blancs cathos !



Présent à la grande marche contre la #PMAsansPère et la #GPA, aujourd’hui 6 octobre, à Paris, je voudrais apporter un témoignage personnel.

Pour rappel, j’ai participé à la manifestation contre le mariage pour tous de 2013, au cours de laquelle nous étions plus de 270.000. Je confirme que nous étions largement plus nombreux, ce dimanche. Même si je ne suis pas un expert en comptage, je crois que tout chiffre inférieur à celui de 2013 serait purement et simplement un mensonge.

Ensuite, j’ai été surpris de constater que cette manifestation, que certains disaient être celle du Blanc catholique, était plutôt celle du Français défenseur de valeurs familiales, tout simplement.

En effet, j’y ai croisé beaucoup de Noirs, des Arabes, des Jaunes et même un couple d’origine sri-lankaise.

Ma curiosité m’a poussé à interroger certains, dans ces minorités, sur les raisons de leur présence. 
Rassurez-vous, ils n’étaient pas là pour rien, ils savaient ce qu’ils voulaient et étaient plus déterminés que moi. Malik et Nadia étaient avec leur fils Lyès, ils se disent musulmans, rien dans leur aspect, leur comportement ne permet de deviner leur pratique religieuse. Ils venaient du Val-d’Oise et ont dit leur opposition à toute modification du parcours naturel de vie.

Pas loin d’eux, une bande de jeunes gens venus de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) m’explique leur présence par le refus de la GPA.

Aujourd’hui, j’ai vu la France qu’on ne voit pas dans les grands médias, j’ai entendu ces minorités pour lesquelles beaucoup parlent sans savoir leurs engagements, aujourd’hui j’ai vu qu’en France, contre la #PMAsansPère et la #GPA, ce ne sont pas que les Blancs cathos de droite qui s’y opposent.
En tant que Noir, ça m’a fait du bien, j’avais peur de ne pas être normal.

Verlaine Djani via Bld Voltaire