lundi 17 septembre 2018

BELLOUBET

Nicole Belloubet a le feu dans ses prisons, mais son souci, c’est la prise en charge des migrants !

En France, on ne compte plus les ras-le-bol : celui de l’armée, de la police, des pompiers, des enseignants, des personnels des hôpitaux, des ruraux, des automobilistes, des retraités, des cheminots, des maires des petites communes, des avocats, des notaires, des huissiers, des agriculteurs, des habitants des quartiers, des buralistes, des anti-migrants, etc. Plus ce gouvernement avance dans le temps, plus il se met à dos de nouveaux secteurs de la population.
« The last but not the least » est celui des prisons car, depuis les grèves de cet hiver, non seulement rien n’a été réglé, mais les incidents se multiplient. 
Un chiffre résume le comportement des prisonniers : plus de 40.000 téléphones portables ont été saisis dans les prisons françaises en 2017, un chiffre huit fois supérieur à celui de 2007. Cette somme s’explique, certes, par la hausse du nombre de mobiles en circulation, mais aussi par la pugnacité des « taulards ».

Dans un long article du Figaro, les surveillants pénitentiaires dépeignent leur quotidien de plus en plus violent et anxiogène. Nombreux sont les agents à avoir la boule au ventre en partant travailler. Aux crachats, menaces, invectives s’ajoutent les 4.000 agressions physiques par an dont sont victimes les gardiens de prison. Le 5 août, un détenu armé d’une lame de rasoir se jette sur un surveillant qui vient d’ouvrir la porte de sa cellule, à la maison d’arrêt de Nîmes ; une veine du cou est touchée, le gardien s’en tire avec onze points de suture. Cinq jours plus tard, un détenu de la prison de Liancourt (Oise), muni d’un bout tranchant découpé dans une canette, se jette au cou d’un surveillant qui parvient à esquiver le geste de justesse. À Nantes, dernièrement, cinq surveillants sont agressés en une semaine. Cela, sans compter les manifestations devant les prisons organisées par des proches ou des soutiens, comme ceux de Tariq Ramadan. Soyons clair : actuellement, ce ne sont plus les prisonniers qui ont peur des « matons » mais les « matons » qui ont peur des prisonniers

Vu le manque d’effectifs, les gardiens font trente à quarante heures supplémentaires par mois, les dépressions, arrêts maladie et absentéisme record se succèdent. 
Les personnels ne croient plus en l’utilité de leur métier, nombreux sont les jeunes qui, venant de passer le concours de l’École nationale d’administration pénitentiaire, démissionnent juste avant de prendre leur poste. 
Avec un surveillant pour 2,46 détenus en 2017, la France possède l’un des pires taux d’encadrement d’Europe.
 De plus, la vétusté de certaines prisons, comme à Colmar, rend également incompatible le respect des exigences de sécurité. Enfin, la surpopulation carcérale explose : selon Le Figaro, « au 1er juillet, 70.710 personnes étaient détenues dans les prisons françaises, un record historique depuis la Libération. C’est 48 % de plus qu’en 2001, et ceci alors qu’aujourd’hui, ceux qui prennent moins de deux ans sont exemptés de prison. Résultat : le taux d’occupation des cellules atteint plus de 120 %. »
Mais surtout, derrière cette multitude, se cache un phénomène bien connu : la prolifération des racailles de quartiers, surreprésentées en prison. 
Le quotidien américain Washington Post, pourtant classé à gauche, estimait dans un article d’avril 2015 que « 60 % à 70 % » des détenus en France sont musulmans alors qu’ils représentent « à peine 12 % de la population totale du pays ». 

Déjà, en 2014, en sa qualité de président de l’Institut du monde arabe, Jack Lang, qui n’est pas lepéniste, avait écrit que « près de deux tiers des prisonniers en France étaient musulmans ».
 
Je vous laisse imaginer les chiffres actuels que, bien évidemment, l’administration ne communiquera jamais. 
On comprend mieux, alors, pourquoi les gardiens se sentent démunis et dépassés face aux détenus radicalisés !

Pendant ce temps, Nicole Belloubet, toujours en pointe, déclarait : « La France sera au côté de l’Espagne pour prendre en charge les migrants. » 

Car, évidemment, ceci n’a rien à voir avec cela.

Source : Bld Voltaire

dimanche 16 septembre 2018

MAURICE AUDIN

Une tragédie particulière parmi toutes les tragédies de la guerre d’Algérie


Macron a demandé pardon pour l’assassinat, en 1957, par des parachutistes français du jeune mathématicien communiste. 
Il fait sa com’. 
Un peu d’Audin pour faire oublier beaucoup de Benalla.
Et, surtout, se sentant trop marqué à droite, il soigne sa gauche…

Une pirouette présidentielle qui permet quand même de rappeler que la guerre d’Algérie fut aussi une guerre civile. Français contre Français. Français contre Arabes, Arabes contre Français. Arabes contre Arabes 
Comment oublierait-on les dizaines de milliers de harkis sauvagement tués par le FLN ?

Les guerres civiles sont toujours plus abominables que les autres. Des horreurs commises par les fellagas, des attentats meurtriers, des assassinats à n’en plus compter, les femmes éventrées d’Orléansville… Du côté français, on tortura. L’armée française jugeait que c’était une nécessité pour prévenir d’autres attentats. Il y a quelques années, Le Pen éprouva d’ailleurs le besoin de justifier l’emploi de la torture.
Il n’y a aucun sens ni aucune vérité à opposer les monstruosités du FLN à la torture pratiquée par les parachutistes. Comparaison n’est pas raison. D’un côté, des rebelles ensauvagés. De l’autre, une armée régulière, un état avec ses lois et ses tribunaux.
Maurice Audin aidait le FLN. Il avait tort. Mais ceux qui l’ont assassiné n’avaient pas raison. 
La torture brise et abîme celui qu’on torture. 
La torture avilit celui qui torture. 

La mort du jeune mathématicien est une page de honte dans l’histoire de l’armée française. 

Comme le fut plus tard, et pour d’autres raisons (la volonté de De Gaulle), l’abandon des harkis livrés aux couteaux du FLN.

Pendant longtemps la version officielle de la disparition d’Audin fut qu’il s’était évadé pendant un transfert. 
Personne n’y crut. Mais il fallut qu’on attende la parution des Mémoires du général Aussaresses pour que la vérité fût couchée sur le papier. 
Ce général, qui avait la haute main sur la torture à Alger, confessa qu’il avait donné l’ordre d’achever Audin au couteau pour qu’on pense qu’il avait été tué par des Arabes.
En ces années-là, la torture pratiquée en Algérie souleva, en France, une intense émotion. 
Deux Antigone se dressèrent alors pour dire leur dégoût. En premier, le général Pâris de Bollardière
Fervent catholique, il était l’un des officiers les plus décorés de l’armée française et compagnon de la Libération. 
Il ne voulait pas que son nom soit associé à la torture. 
Et il rendit son uniforme.
Vint ensuite Pierre Vidal-Naquet. 
Artisan infatigable du comité Audin, il cria avec véhémence que la torture nous salissait. 
Quand, plus tard, les barbouzes de De Gaulle torturèrent les militants de l’OAS à la villa Susini, il protesta avec la même force. Ces deux noms – Pâris de Bollardière, Vidal-Naquet – sont l’honneur de notre pays..

Source : Bld Voltaire

vendredi 14 septembre 2018

NO COMMENT

.

Affaire Audin : attention, Monsieur Macron, on n’agite pas impunément les fantômes de l’Histoire !

Il faudrait sans doute être clément en raison de son jeune âge et de sa gueule d’angelot, et mettre cela sur le compte joint de l’ignorance et de l’irrépressible désir de regrimper dans les sondages.
Il faudrait surtout implorer : « Pardonnez-lui, Seigneur, il ne sait pas ce qu’il fait ! »
Car ce qu’il fait, notre jeune président de la République déliquescente, c’est aller fouiller dans les tréfonds d’une Histoire que le manichéisme d’aujourd’hui ne peut certes pas comprendre – la « guerre » d’Algérie – pour en extraire des fantômes qu’il vaudrait mieux laisser en repos.
Alors qu’aucun de ses prédécesseurs ne s’y était risqué, Emmanuel Macron a en effet décidé, ce jeudi 13 septembre, de reconnaître la responsabilité de l’État français dans la mort de Maurice Audin, jeune communiste militant actif de l’indépendance, disparu après son arrestation en pleine bataille d’Alger un jour de 1957. Une affaire qui, depuis 61 ans, cherche son épilogue et dont le Président Emmanuel Macron prétend décréter quelle en est la vérité historique.
Le communiqué de l’Élysée est on ne peut plus limpide : « Le président de la République a […] décidé qu’il était temps que la Nation accomplisse un travail de vérité sur ce sujet. Il reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile. […] Il est mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France. »
Cette décision au sommet de l’État est un épisode de plus dans l’entreprise de dénigrement qui ronge la nation française ; il n’y a pas de paix chez nous, pas de pardon, pas de « réconciliation » comme on le pratique partout ailleurs dans le monde. Non, plus le temps passe, plus la France s’ingénie à raviver les plaies.
En l’occurrence, il faut donner des gages à la gauche, s’agréger le reliquat des communistes qui ne pèsent plus rien politiquement mais auxquels les médias nostalgiques déroulent toujours le tapis rouge ; tenter de se mettre dans la poche, sinon dans l’urne, ces Français venus d’une Algérie aujourd’hui moribonde, tenue par un parti unique, gouvernée qu’elle est depuis l’indépendance par des généraux véreux planqués derrière un vieillard cacochyme.
Pourtant, c’est sûr, cette nouvelle manœuvre ne remontera pas plus la cote de popularité d’un monarque mal en point qu’elle n’entraînera le ralliement des troupes de gauche au « Président des riches » ! Elle risque, en revanche, de remettre le feu aux poudres, avivant la rancœur d’une jeunesse (moyenne d’âge dans le pays : 27,3 ans !) à qui l’Algérie n’offre aucun avenir et qui, faute de pouvoir renverser le gouvernement qui la jette dans les bras des islamistes, va une fois de plus accuser la colonisation de tous ses maux.
Comble de la bêtise – car c’en est une de taille -, le chef de l’État dénigre l’armée au moment où nous devons affronter les vagues migratoires et l’islamisme rampant. Déjà, on peut lire, dans Le Monde, cette analyse bien lourde de sens – et sûrement de conséquences – de Raphaëlle Branche (historienne « spécialiste des violences en situation coloniale ») : « Pour la première fois, la République assume que, pendant la guerre d’Algérie, des militaires français, qui accomplissaient leur devoir, ont pu se rendre coupables de ce qu’il faut bien appeler des crimes de guerre. »
On me dira sans doute que cela n’a rien à voir… néanmoins, puisqu’on prétend refaire l’Histoire : auréolé de son appartenance et de son action militante, Maurice Audun était un communiste très actif en 1957. C’est trois ans après la mort de Staline, ce grand bienfaiteur de l’humanité, et un an tout juste après la révolution écrasée dans le sang en Hongrie…
Il faut croire que, pour le saint martyr Audin, les Hongrois n’avaient pas le droit de rêver d’indépendance, eux
!

Sourrce : Bld Voltaire


Quid des Français tués après le 19 mars ???  

jeudi 13 septembre 2018

lundi 10 septembre 2018


samedi 8 septembre 2018

APRES CHEMNITZ, CA HURLE AU LOUP !!



À Chemnitz, environ 50.000 personnes ont assisté, le 3 septembre, à un concert de rock pour protester contre la xénophobie. Rappelons que des manifestations qualifiées d’« extrême droite » ont lieu, depuis quelques jours, dans cette ville, après la mort d’un homme de 35 ans, tué à coups de couteau le dimanche 26 août : deux suspects, un Irakien et un Syrien, ont été arrêtés. 
Les organisateurs de ce concert voulaient que « les gens de Chemnitz ne se sentent pas seuls » face à l’extrême droite : le slogan « Nous sommes plus nombreux » avait été diffusé sur les réseaux sociaux.
On a pu, ainsi, entendre un célèbre groupe berlinois chanter : 
« Je plante la lame de mon couteau dans la gueule des journalistes », comme des rappeurs de bas étage. Bel exemple de tolérance ! Dans son répertoire, on trouve, d’ailleurs, des paroles tout aussi édifiantes : « Je donne des coups de pied dans le ventre de ta femme et bouffe le fœtus » ou « Si une femme n’est pas nue, je lui balance des billets/Si elle se déshabille, je lui balance des pierres ». 
Charmant, n’est-ce pas ? 
Il paraît que c’est de l’humour et pas de la provocation. 
Pas de quoi offusquer les médias, en tout cas, qui préfèrent souligner le danger que représenterait l’extrême droite en Allemagne, notamment le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD).
Autre « lanceur d’alerte », un chanteur vedette a déclaré :
 « Il est très important que nous arrêtions ce mouvement tant que c’est encore une boule de neige et avant que cela ne devienne une avalanche », ajoutant qu’« il ne s’agit pas ici d’une bataille gauche contre droite mais d’une évidence […] : s’opposer à une foule d’extrême droite qui devient violente ».
 Il condamne au nom de l’évidence : on cherche en vain des arguments contre la position des Allemands qui protestent contre une immigration débridée. 
Décidément, dans ce pays, les chanteurs engagés sont à la hauteur de leurs homologues français.
Les dirigeants allemands eux-mêmes ne sont guère plus tolérants. « Ce à quoi nous avons malheureusement assisté au cours des derniers jours […] n’a rien à voir avec le deuil d’un homme » mais vise « à lancer un message de haine contre les étrangers, les responsables politiques, la police et la presse libre », a affirmé le porte-parole d’Angela Merkel.
 Rien que ça ! 
Seul le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU), en bisbille avec la chancelière, a qualifié, selon le journal Die Welt, l’immigration de « mère de tous les problèmes » et expliqué que l’indignation des manifestants contre l’assassinat perpétré à Chemnitz n’en faisait pas des nazis.

Il est probable qu’un peu partout en Europe, à l’approche des élections européennes, les dirigeants europhiles vont crier au loup et dénoncer, comme Macron en Finlande, les
 « démagogues nationalistes » qui souhaitent « prendre l’Europe en otage » ». 
Notons que notre Président, qui a de moins en moins de soutiens en France, cherche en Europe des alliés. 
À croire qu’il est francophobe, lui qui traite les Français de « fainéants, cyniques, extrêmes » ou de « Gaulois réfractaires au changement ». Il devrait demander aux « artistes » qu’il avait invités à l’Élysée pour la fête de la Musique de lui composer un pot-pourri de ces épithètes.
En Allemagne, l’AfD profite sans doute de ce fait divers tragique pour étendre son influence : il est de bonne guerre de souligner les erreurs de la majorité au pouvoir. 

Mais vouloir faire passer ceux qui dénoncent la politique migratoire d’Angela Merkel pour des nostalgiques du nazisme, c’est tomber dans l’outrance, le fanatisme… et la bêtise.

Source : Bld Voltaire