mercredi 22 janvier 2020

Emmanuel Macron : appelez-moi Vega !


Encore sous le choc de l’évacuation précipitée du théâtre des Bouffes-du-Nord, les services de sécurité de l’Élysée découvrent, effarés, que le nom de code top secret par lequel ils désignent l’objet de toute leur attention est dévoilé dans la presse. Emmanuel Macron, dont on ne peut prononcer le nom sans provoquer quelques courts-circuits et autres ruptures de canalisation, est ainsi nommé « Vega » par l’équipe de cerbères qui le protège. « Charlie Tango » à « Zéro Bravo », attention, Vega descend de voiture sous les sifflets et les huées… Vega vient d’esquiver un lancer de tomate… Madame Vega l’a reçue, etc.

Dans les colonnes du Figaro, l’un des Vega’s boys explique la stratégie d’anonymat déployée lors des sorties privées : 
« Le mieux est de le faire entrer quasi incognito, parfois dans la pénombre… » Entrée masquée façon Don Diego de la Vega, d’où le nom de code… « Si le public ne le reconnaît pas avant la fin de la représentation, 60 % de la mission est réussie. »
Les 40 % ratés représentent l’identification du Président par les acteurs. Jouer à rideau fermé verrait la mission réussie à 100 %, mais le public n’est pas encore mûr pour tant de sécurité républicaine.

À ce stade d’impopularité, les réunions électorales de la prochaine présidentielle pourraient prendre un tour confidentiel. Affiches anonymes et meetings dans des souterrains humides. Le tout relayé par des radio-amateurs. Puis le clou de la campagne avec une grande réunion dans les catacombes parviendrait à rassembler plus de 1.000 personnes, dont 680 gardes du corps et 25 tireurs d’élite.

Une « source informée » concède au Figaro le maillon faible de la protection actuelle : les réseaux sociaux. Assis trois rangs derrière le couple présidentiel dans la salle des Bouffes-du-Nord, Taha Bouhafs, l’oxymorique « journaliste militant » qui alerta les frondeurs via un tweet, ne pouvait être détecté. « Dans ce genre de circonstances, on ne dispose pas de la liste nominative de l’assistance, et contrôler tout le monde ne ferait qu’éveiller les soupçons du public », confie un ex-super flic au quotidien. Appelé à commenter cette péripétie, Benalla n’est pas de cet avis et déplore qu’aucun « criblage » des spectateurs n’ait été effectué : « Nom, prénom, date de naissance, et on vérifie, par exemple, s’il n’y a pas un fiché S dans la salle », précise-t-il. Ah, de son temps, ça filait droit : tout le monde face au mur, les mains en l’air ! Fouille au corps, les récalcitrants ficelés sur les fauteuils du théâtre. Du travail de pro.

Vega est également le nom d’une étoile située à 25 années-lumière de la Terre. On ne pouvait trouver nom de code plus pertinent.

Jany Leroy via Blld Voltaire

QN NE SAIT PAS TOUT.................

. DERNIÈRES AUGMENTATIONS
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- MUTUELLE + 5%
.-ASSURANCES. + 5%
. CARBURANT. + 12%
. CONTRÔLE TECHNIQUE + 23%
.- CSG. + 1,7 point (25%)
. - FRAIS BANCAIRE. + 13%
.- GAZ. + 7%
. - TABAC. + 7%
. - TIMBRES + 10%  - etc. etc.......
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 ALORS QU’ON AURAIT PU COMMENCER PAR :

. Supprimer le Paiement des Frais d'Obsèques aux Députés, leur femme ou enfants.
.- Supprimer l'Aide Médicale d'Etat coûtant 3 Milliards par an pour les Réfugiés. (AME) + ATA + CMU + RSI etc., etc....
 - Diminuer drastiquement les Effectifs du Sénat. Réduire le nombre de Ministres et Secrétaires d'Etat.
 - Réduire de plus de la moitié les Députés (200 suffiraient) ainsi que les Elus des Collectivités Territoriales et les Conseillers Régionaux.

 - Installer un Pointage à l'Assemblée Nationale afin que chaque Député ne soit payé qu'en fonction de sa Présence. (Pas de son Travail ne faut pas rêver).

.- Pour les Non-Réélus, (y compris les anciens Présidents) supprimer Protections policières, Chauffeurs et autres Avantages.
 Et avant de “quitter le Navire” Interdire la Distribution de Postes tous azimuts aux Copains pour les planquer gratuitement.
.- Réduire le nombre de Parlementaires Européens, et la masse de Fonctionnaires aux Responsabilités fantômes avérées et autres “Conseillers” qui n'en ont que le Nom sans rien faire !
. - Suppression de la CMU à certaines Catégories.

. - Stopper le Versement des Retraites à l’étranger sans vérifier que les personnes soient toujours “vivantes

Obligation de se présenter dans les Consulats et Signer un Registre d’Attestation (Problème dénoncé à maintes reprises par la Cour des Comptes). Le Maghreb étant le plus grand bénéficiaire.
.- Suppression des Retraites versées aux étrangers arrivant en France à 65 ans sans Jamais n’avoir cotisé un Centime ! (1157 EUR) alors que certains de nos Retraités touchent 300 à 400 EUR...
Une ignominie, quand des Français de Souche se tuent parce qu’ils n’arrivent plus à payer leurs Factures après avoir cotisé pour la plupart 44 ans.
Réduction drastique du train de vie de toutes les “soi-disant Elites”.
Leurs vies dans nos Palais nous coûtent une Fortune et les rendent rapidement déconnectés du Réel : trains de vie insensés avec cuisine 4 étoiles, bouquets de fleurs de concours, décorations intérieures revisitées selon leurs caprices, etc, etc, etc.… (la simplicité est très bien vécue chez nos voisins)

STOP AUX LOGEMENTS DE FONCTION POUR TOUS NOS DIRIGEANTS : chacun peut se loger avec son salaire comme tout français !

 Toutes ces Economies donneraient un sérieux coup de Pouce au Désendettement de la France qui vit actuellement sur un volcan et rendraient nos Elus solidaires des Efforts qu'ils imposent aux Autres.

 MAIS DANS QUEL PAYS VIT-ON ???

.EH BIEN. EN FRANCE BIEN SUR !

mardi 21 janvier 2020

Le 21 Janvier 1793, la France s’est suicidée…


Le 21 Janvier 1793, la France se suicidait en guillotinant son Roi, Louis XVI. 
C’est Renan qui, après la défaite de 1870, portait ce redoutable jugement sur notre histoire. 
Au lendemain du désastre de Sedan, une majorité parlementaire monarchiste, mais divisée entre les prétendants au trône avait failli restaurer la royauté. Par la suite, c’est la République qui a été établie, d’une manière apparemment irrévocable, et portée par une idéologie qui faisait de l’ancien régime un passé non seulement révolu, mais condamnable, et d’ailleurs condamné par le progrès. Les Jacobins, les régicides de 1793, allaient imposer leur domination politique et intellectuelle, et leur vision de l’histoire à travers leurs héritiers et ceux-ci par le biais d’un enseignement pétri de leurs préjugés. Comme durant la première révolution, un mouvement sinistrogyre, « à gauche toute », s’enclenchait qui faisait se suivre les opportunistes, les radicaux, les radicaux-socialistes, les socialistes et les communistes. Beaucoup de Français ont baigné dans cette atmosphère idéologique qui a consisté à identifier la gauche au progrès social et la droite à la réaction sans lendemain. De Gaulle a, pour une part, échappé à ce mouvement, mais sans pouvoir l’arrêter. Le stupide « 1968 » le démontre : alors que la France s’est redressée, et a retrouvé sa place dans le monde, les enfants de privilégiés jouent à la prise d’une Bastille imaginaire, montent des barricades comme le Marius des Misérables, préfèrent Trotsky et Mao à de Gaulle, Sartre à Raymond Aron. Nos élites manquent rarement d’étaler leur légèreté politique. Les syndicats saisissent alors l’opportunité de partager les richesses avant qu’elles soient créées, sans le moindre souci de la compétitivité de notre économie. Il faudra la dévaluation, après le départ du Général, pour compenser le handicap, comme d’habitude. De Gaulle, lui-même, aura toujours cherché à composer avec le sens de l’histoire, en pensant que c’était le seul moyen pour la France de ne pas s’effondrer. Le problème, c’était que les gauchistes allaient plus vite et plus loin que lui dans cette direction : ils ont de plus en plus dominé la pensée française, influencé les élites, investi les médias, et la France a continué irrémédiablement sa chute en se croyant exemplaire.

La comparaison entre les destins de la France et du Royaume-Uni devrait cependant rendre plus lucide sur le suicide français. En 1789, la France est de loin le pays le plus peuplé, le plus riche et le plus puissant d’Europe. Les cours européennes parlent français et imitent Versailles. Nos écrivains font rayonner la culture française. Depuis Denain, en 1712, pas une armée étrangère n’a foulé le royaume. La dernière guerre contre l’Angleterre a été gagnée à Yorktown en permettant l’indépendance des Etats-Unis. Louis XVI veille à ce que la flotte française gagne en puissance, puisqu’elle est notre faiblesse. L’armée est la plus forte d’Europe et fort bien équipée, notamment en artillerie. La partie n’est pas jouée avec les Anglais pour la domination du monde. L’Espagne a aussi pour roi un Bourbon, cette famille qui règne à Naples et à Parme. Après le mariage avec Marie-Antoinette, l’Autriche n’est plus l’ennemie mais l’alliée catholique contre la Prusse. Sur le plan de ce qu’on appelle aujourd’hui la géopolitique, à ce moment, le monde peut encore être français. Les désastreuses guerres de la Révolution et de l’Empire vont définitivement asseoir la domination des Anglo-Saxons, Anglais jusqu’au lendemain de la Première Guerre Mondiale, Américains ensuite, dont les Français ne seront plus que les seconds comme lors de l’absurde campagne de Crimée contre la Russie. L’Angleterre n’a subi ni défaite, ni invasion et s’est délestée de son Empire sans guerre tout en conservant avec lui d’étroits rapports à travers le Commonwealth dont la Reine est le chef symbolique, ses 53 Etats parmi lesquels 16 royaumes dont elle est la Reine.

La France, c’est un seul régime en mille ans, et une rafale baroque de rois, d’empereurs, de républiques et de dictatures, en deux-cents ans, pour aboutir à la conclusion que notre système ne fonctionne pas très bien, et qu’il faudrait le changer une fois encore …. Depuis leur seconde révolution en 1688, les Britanniques qui avaient préservé la monarchie et seulement changé de dynastie à cette occasion, ont régné sur la planète durant un siècle grâce à des institutions adaptées avec pragmatisme, mais jamais bouleversées, et un parti de droite insubmersible, le groupe parlementaire séculaire, Tory, devenu il y a plus d’un siècle le Parti Conservateur… Certes, l’Empire a vécu, mais le monde entier parle anglais, y compris en piétinant de plus en plus le français chez lui. Il est difficile de ne pas penser dans la langue que l’on parle. Le marché et le droit, le « libéralisme » se sont imposés à l’idée d’un Etat centralisateur et rationnel en recul partout.

Bien sûr, il est absurde de vouloir réécrire l’histoire. 
Mais la nostalgie zemmourienne ne pointe pas suffisamment cette date, qui précède évidemment la conquête de l’Algérie. 
Le 21 Janvier 1793 fut le choc entre les préjugés de la tradition et ceux du fanatisme. Lorsque la tradition est revenue dans les fourgons de l’étranger, en 1814 et 1815, elle avait sans doute définitivement perdu la partie. Mais il serait bon que les Français prennent conscience qu’il y a 227 ans, la France a fait fausse route. La Russie de Poutine qui amoindrit la rupture révolutionnaire s’appuie sur la fierté d’une histoire qui englobe le Tsar, l’orthodoxie et la grande guerre patriotique contre le nazisme. Elle déplore l’assassinat de la famille impériale par les bolchéviques.

Via Blog de Ch Vanneste

dimanche 19 janvier 2020

Les chrétiens sont persécutés partout dans le monde. On en parle ?

Depuis plusieurs années, le constat est cinglant : persécuter un chrétien est le jeu favori de certains. Cette terreur se voit partout dans le monde, en Chine et en Corée du Nord, les héritiers des heures glorieuses des pouvoirs communistes poursuivent les basses œuvres de leurs ascendants. 
En Amérique du Sud, les guérilleros antifascistes traquent les fidèles, qu’ils assimilent au démon capitaliste. 
En Afrique, en Europe aussi, des chrétiens sont victimes de la persécution au nom de l’islam.

Les derniers chiffres de l’Index mondial de persécution des chrétiens publié par l’ONG Portes ouvertes sont catastrophiques. Alors qu’en 2018, dans le monde, 245 millions avaient été victimes de persécutions, en 2019, ce sont 260 millions de personnes qui sont persécutées, parce que chrétiennes…

Même si cette hausse peut être relativisée au regard de la baisse du nombre de personnes tuées (4.305 en 2018, contre 2.983 en 2019), force est de constater que si l’on prend une vision globale et non pays par pays ou région par région, les chrétiens sont les plus persécutés dans le monde. En effet, le crime commis contre des Rohingyas est inacceptable et impardonnable, mais il se cantonne à la Birmanie. En effet, les conflits entre sikhs et musulmans d’une part et entre chiites et sunnites dans plusieurs pays, mais aussi les crimes contre les yézidis, sont tout aussi odieux et inacceptables mais ils restent circonscrits à quelques pays.

Chaque jour, de très nombreux chrétiens sont persécutés dans le monde, mais comme par enchantement, un silence assourdissant couvre les exactions contre les fidèles ; ce silence est à l’image de l’hypocrisie occidentale qui se courbe face à l’islam. 

En effet, tandis que la Colombie, très majoritairement catholique, arrive en 41e position des pays où le nombre de ces persécutions est le plus élevé, le top 5 compte le Pakistan, la Libye, la Somalie et l’Afghanistan, soit 4 pays sur 5 musulmans. Le Burkina Faso, le Niger et le Cameroun entrent dans le classement et, plus généralement, les persécutions augmentent en Afrique, notamment de l’Ouest, où, selon le rapport publié par Portes ouvertes, « l’extrémisme islamique est le mécanisme de persécution prévalant dans ces pays ».

Mais, surtout, ne stigmatisons pas.






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samedi 18 janvier 2020


La famille, une institution malmenée

Les chiffres de l’INSEE sont tombés cette semaine. Si, pour la première fois, la France dépasse la barre des 67 millions d’habitants et affiche une insolente position « du pays le plus fécond en Europe », ne nous réjouissons pas trop vite…

Moins de bébés et plus d’âgés, moins de mariés et plus de « pacsés », telle est la France de 2019. Des chiffres qui rappellent l’urgence à proposer une politique nataliste et familiale digne de ce nom. En plein débat sur la réformes des retraites, il ne serait pas complètement inopportun de réinciter nos concitoyens à fonder une famille d’une part, et mettre des enfants au monde d’autre part. Il en va, au moins, de notre système par répartition !

La question n’est pas à prendre à la légère quand « certains n’hésitent pas à sacrifier leur appareil reproducteur sur l’autel de la sauvegarde de la planète », lisait-on dans Marianne, l’an dernier. À force de n’entendre parler que d’urgence climatique, des jeunes en arrivent à se demander s’ils doivent polluer ou pulluler ? Si la bonne conscience écologique n’est certainement pas encore significative, espérons-le, dans cette baisse du nombre de naissances, il faut cependant savoir qu’elle existe.

L’INSEE nous apprend qu’en 2019, « 753.000 bébés sont nés en France, soit 6.000 naissances de moins qu’en 2018 (-0,7 %). 
Le nombre de naissances baisse chaque année depuis cinq ans, mais à un rythme qui ralentit au fil des années. » Si l’INSEE présente ces chiffres comme une stabilisation, les Associations familiales catholiques préfèrent dénoncer, quant à elles, « les conséquences logiques des coups de rabot successifs sur la politique familiale appliqués depuis 2014 par le gouvernement précédent. Elles rappellent que le plafond du quotient familial a été abaissé à 2 reprises en 2013 et 2014, puis que les allocations familiales ont été mises sous conditions de ressources en 2015. »

Même constat pour Jérôme Fourquet, dans Le Figaro : « Les parents de deux enfants, notamment, sont de moins en moins incités à en accueillir un troisième. »

Autres points que révèle ce baromètre : « L’espérance de vie continue de progresser », note l’INSEE, et la France vieillit « avec l’avancée en âge des baby-boomers ». Bienvenue dans un pays de vieux et dont une partie de la jeunesse peine à croire en l’avenir. L’institution mariage est-elle en passe d’être détrônée par le PACS ? 227.000 en 2019, contre 234.735 en 2018, le nombre de mariages baisse quand celui du PACS connaît la tendance inverse : 209.000 en 2018, soit 13.000 de plus que l’année précédente.

Has been, la famille ? Si l’institution se dégrade dans les chiffres, et demeure malmenée par nos politiques, nul besoin d’attendre les sociologues pour nous rappeler qu’outre son rôle protecteur de lutte contre la précarité (l’éclatement de la famille impactant souvent les conditions de vie), elle reste une valeur refuge pour la plupart d’entre nous. Question de bon sens, tout simplement. D’après l’OCDE, la France est championne du monde de la dépense sociale. À quand une politique familiale plus généreuse ?

Source ; Bld Voltaire

jeudi 16 janvier 2020

Retraites : Macron nous promettait la révolution et on a eu la calculette…

La dernière palinodie gouvernementale sur le retrait provisoire de l’« âge pivot » de 64 ans pour bénéficier à plein de sa retraite révèle que cette « révolution » à la suédoise d’une retraite par points n’était, une fois de plus, qu’un expédient comptable pour retrouver un équilibre budgétaire entre les cotisations et les prestations.

En grande partie déplumé par les mesures annoncées en faveur de certaines catégories et de leur régime spécial actuel, le volatile législatif poursuit sa course vers le Conseil des ministres puis l’Assemblée, avec un dialogue social en partie renoué en vue d’une conférence de financement. 
Ce qui était structurel dans l’intérêt supérieur du pays devient très conjoncturel avec l’horizon des présidentielles 2022, pour lesquelles il faut que la loi passe, quel qu’en soit le prix, et la difficulté pour les partenaires de l’État de trouver d’autres solutions à l’existence d’un « âge d’équilibre », le nouveau nom de l’« âge pivot », garantissant l’équilibre budgétaire en 2027.

D’ici avril, les partenaires doivent résoudre la quadrature du cercle, puisque le Premier ministre exclut par avance la perte de pouvoir d’achat des retraités et l’augmentation du coût du travail. La réalité, c’est que cette réforme « structurelle », comme toutes celles qui ont précédé (1993, 2003, 2008, 2010, 2013), va se réduire à être davantage « paramétrique », en tentant de compenser la pente démographique par un allongement de la durée de cotisation, c’est-à-dire du travail durant une vie. Le reste est décoratif. On peut mesurer, en passant, une fois de plus, la catastrophe qu’a été pour le pays l’arrivée au pouvoir de Mitterrand et de sa démagogie galopante du début des années 1980. La retraite à 60 ans, alors que l’espérance de vie s’allongeait, que la natalité diminuait et que le chômage s’accroissait ? Il fallait vraiment l’incompétence économique et le cynisme politicien de ce triste personnage pour asseoir sa popularité sur des mesures suicidaires à terme pour le pays. Certains vont, bien sûr, proposer des solutions techniques à court terme : il y a un fonds de réserve pour les retraites créé par Jospin en 1999 et qui dispose de 33 milliards d’euros, somme inférieure aux prévisions. Son importance limitée le contraint à n’être qu’un fusil à un coup. Que se passe-t-il si une nouvelle crise augmente le chômage ? Notre pays doit-il, comme pour sa dette qui dépasse les 100 % du PIB, continuer à ignorer les risques d’un monde dangereux dans lequel il n’a plus la même place que par le passé ? D’autres vont se tourner vers le maintien de la CRDS, cet impôt inventé par Juppé pour rembourser la dette sociale qu’on a glissé comme la poussière sous le tapis de la CADES (Caisse d’amortissement de la dette sociale), cette caisse qui pourrait donc survivre à 2024, puisqu’à cette date, le remboursement sera complet… Pas d’augmentation des prélèvements obligatoires si on se contente de maintenir l’impôt : une de ces mesures irresponsables qui consistent à rendre le provisoire définitif et à considérer que dépense publique et impôts ne peuvent jamais diminuer, comme si cette politique à courte vue, induisant le chômage par perte de compétitivité, n’était pas une des causes essentielles de la plongée de notre pays ! Enfin, il y a ceux qui lorgnent sur les régimes excédentaires, les écureuils qui ont leur réserve de noisettes et qu’on rêve de récupérer. La France a décidément mal lu 
La Fontaine : la fourmi, qui travaille et épargne, qui gère bien, est une sale bête égoïste et avare. La justice sociale implique que les cigales se partagent son butin.

Ce débat sur les retraites qui donne au monde entier le triste spectacle d’un pays qui ne parvient pas à résoudre ses problèmes autrement que par l’affrontement social, les manifestations et les grèves condense toutes les turpitudes de la démocratie française. Mais la plus grave, sans doute, réside non dans nos vieilles habitudes démagogiques de « gaulois réfractaires », de défenseurs acharnés de l’égalité pour tous, avec maintien des privilèges pour chacun, mais dans l’incapacité de la caste qui dirige le pays de redonner à celui-ci une perspective enthousiasmante, une nouvelle frontière à conquérir, tout en cessant de traiter le peuple avec hauteur sous le régime « TINA » : There Is No Alternative/« Il n’y a pas d’alternative ». Une fois de plus, des référendums réguliers, à la Suisse, assortis d’une longue préparation, d’un vrai grand débat, redonneraient confiance aux Français en leur démocratie.

CH VANNESTE via Bld Voltaire