jeudi 18 janvier 2018


mercredi 17 janvier 2018

GENERATION J AI LE DROIT



Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ».

 «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»
« On glorifie les identités particulières, au détriment du bien commun », dénonce Barbara Lefebvre..

Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d'une génération individualiste, de crise de l'autorité...
Elle parle comme elle marche : vite. Même avec le rhume, Barbara Lefebvre est habitée par son propos.
Cette prof d’histoire-géographie en région parisienne, en poste auprès d’élèves en situation de handicap, est devenue l’une des figures des débats sur l’école.
Elle est classée dans le camp des conservateurs depuis sa participation il y a quinze ans à l’ouvrage collectif « les Territoires perdus de la République » sur la montée des communautarismes. « Génération : J’ai le droit » est son quatrième livre.
La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?
Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument.
En tant que prof depuis vingt ans, avez-vous observé les comportements de cette génération « J’ai le droit » ?
Oui. Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient et interrompent l’enseignant… C’est la preuve que quelque chose n’est pas cadré. Je vois dans cette génération deux rejets, deux crises : une crise de l’autorité et une crise de la culture. Or, la culture est fondamentale car elle est génératrice d’intégration. Et je ne parle pas là que des enfants d’immigrés, car un enfant est un nouveau venu dans la société, et le rôle de l’école est de lui apprendre la vie en collectivité. Mais elle est aujourd’hui délégitimée. Il ne faut pas s’étonner, par conséquent, que l’élève conteste, n’obéisse pas, voire dise qu’il est son propre maître.
Pour vous, l’école serait donc responsable ?
Cette génération est le résultat d’un très long phénomène, mais l’école en particulier a perdu le sens de sa mission. Avec ce principe prétendument progressiste selon lequel il faut se mettre à la portée des enfants, on a maintenu un grand nombre d’élèves derrière un fossé devenu quasiment infranchissable. Privés d’un accès exigeant à la langue, ils ne sont plus en capacité d’avoir une conversation avec quelqu’un qui vient d’un autre milieu. L’école a perdu sa capacité intégratrice.
C’est nouveau ?
L’explosion des réseaux sociaux a accentué la domination du « je » tout-puissant, qui pense primer sur le « nous ». Dans les années 2000 déjà, on sentait chez les élèves un certain non-consentement de l’autorité. Cela s’est exacerbé depuis cinq ou six ans.
Cet individualisme ne peut-il pas avoir de bons côtés ?
Quand vous mettez votre « je » en avant, quand la seule chose qui compte est la satisfaction de vos désirs et de vos envies, cela crée un rapport avec les autres extrêmement violent. L’autre devient un objet. D’où le harcèlement, le sexisme, et ces petits caïds qui font leur loi…
Vous incluez les parents…
Beaucoup ont intégré que l’école serait ce lieu de la violence institutionnelle, qui nierait l’identité et l’épanouissement de leurs enfants. Mais c’est normal ! L’école n’est pas le lieu d’épanouissement de l’enfant, c’est le lieu d’instruction de l’élève et futur citoyen. Aujourd’hui, beaucoup de parents ne prennent plus l’école au sérieux parce qu’elle-même a accepté que son idéal soit galvaudé.

Source : Le Parisien.fr


mardi 16 janvier 2018

RIONS UN PEU !!!!

Deux gamins se retrouvent le lundi matin à l'école.
Le premier gamin dit:
- Tu t'es acheté un nouveau vélo ?
- Si tu savais ce qui m'est arrivé, fait l'autre. Figure-toi que j'étais à la campagne, je me promenais sur un chemin, arrive une jeune fille en vélo.
Elle engage la conversation, et puis tout à coup, en arrivant devant une meule de foin, elle pose sa bicyclette, elle retire sa culotte, et elle me dit : "Prenez ce que vous voulez..."
Alors j'ai pris son vélo.
L'autre lui répond:
- Tu as eu raison. Qu'est-ce que tu aurais foutu avec sa culotte ?

lundi 15 janvier 2018


FEMINISME : LA GALETTE DES ROIS ET DES REINES !!


Tout là-haut, des têtes bien pensantes trouvent dans nos gâteaux l’once d’une menace insistante


Un petit rond de pâte est toujours bien plus qu’une gourmandise. Elle est aussi partage, convivialité, plaisir, détente ou retrouvailles.

Mais si vous n’y prenez garde, sachez que tout là-haut, des têtes bien-pensantes trouvent dans vos gâteaux l’once d’une menace insistante.
Plus elle est savoureuse et partagée, plus elle éveille des soupçons incongrus pour ceux qui voient le mal en tarte, et l’ignominie en garniture. Elle devient, en tout cas, un moyen privilégié de faire feu de tout pâton pour vous monter le bourrichon.
En un temps très ancien, trois rois venaient de loin : un Black, un Blanc, un Beur (c’est toujours mieux ainsi) ont monté leur chameau pour rejoindre l’étoile au-dessus d’une grange où crèche un nourrisson (qui s’appelait Jésus).


Ils lui offrirent en cadeau de bienvenue dans ce monde un peu cinglé de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Trois présents de trois mages (c’est en tout cas ce qui nous est rapporté) alimentent ainsi notre traditionnelle galette des rois.


Une histoire plutôt chouette pour un citoyen du monde : les riches font des cadeaux aux pauvres, ce qui est plutôt inattendu, et ils viennent de toute la planète, ce qui est un curriculum vitae des plus favorables. Pour une fois, la Bible ne s’était pas trop plantée et avait réussi à nous fournir une histoire moderne et progressiste.


À la Révolution française, les fonctionnaires, députés et ministres s’ennuyaient déjà autant qu’aujourd’hui.
Ils avaient trouvé le temps de disputer la frangipane, la galette ayant quelques goûts trop amers de monarchie et de religion.
Sans tomber dans l’excès (personne – ou presque – n’a eu la tête coupée pour avoir eu la couronne), quelques révolutionnaires s’interrogeaient sur la nécessité de rebaptiser ladite tradition en « gâteau de l’égalité ».


Quelle riche idée ! Je sais qu’un tel nom émoustille vos papilles et donne un caractère bien plus festif que le sobre « galette des rois ». Pourtant, les petites gens de l’époque, bien trop rétrogrades, n’ont pas vraiment adopté la proposition et les rois n’ont pas eu la fève coupée.


Ce que n’avaient pas encore compris les révolutionnaires (assez peu portés sur l’égalité homme-femme), c’est que le problème ne venait pas de la galette mais plutôt des rois.


Ils avaient, notamment, un gros souci : ils n’étaient pas des femmes, ce qui est profondément injuste quand on veut s’extraire d’une société masculiniste patriarcale.
Il est absolument scandaleux et inégalitaire que les femmes cuisinent la galette et que les hommes en tirent toute la gloire. Ainsi donc, il fallait réussir là où les sans-culottes avaient échoué.
Spécialistes de l’information objective, les sans-jugeotte de l’AFP ont pris le relais : c’est bien une « galette des rois et des reines » (supposée « traditionnelle ») que le président de la République française partage à l’Élysée.


Je vous vois soulagés autant que moi. Nous le savons, c’est très radical mais il faudra en passer par là ! Compléter le nom de la galette est nécessaire pour que cessent les inégalités salariales, les harcèlements « weinsteiniens », les violences conjugales, les viols, le manspreading, les femmes à la maison, l’entrave à disposer de son corps, la drague lourde, le cartable rose, la poupée à Noël, le masculin qui l’emporte sur le féminin, l’écriture exclusive, la journée du patrimoine, le « mademoiselle », la galanterie et la file d’attente au petit coin.
C’est le grand apport des reines mages à notre humanité.
Un petit rond de pâte est toujours bien plus qu’une gourmandise. Si vous n’y prenez gare, sachez que, tout là-haut, des têtes bien-pensantes détestent nos gâteaux.

SI LA FRANCE SUIVAIT L EXEMPLE DU CHANCELIER AUTRICHIEN ??


Il fait ce que demandent la majorité des Autrichiens : un peu plus de souveraineté et moins d’immigration.


 


Rencontre et conférence de presse commune, vendredi, à l’Élysée, entre Emmanuel Macron et Sebastian Kurz, le nouveau chancelier d’Autriche.
Rencontre peu ordinaire : le leader du parti populaire autrichien (ÖVP) s’est allié au FPÖ, qui fait partie du même groupe que le Front national au Parlement européen.
Front national que notre Président considère comme l’ennemi n° 1.
« Les faux jumeaux au chevet de l’Europe », selon Europe 1. En fait, ils ne se ressemblent en rien.

Le chancelier autrichien, à 31 ans, donne une leçon de précocité politique.
Notre Président, qui vient de fêter ses 40 ans, déjà marqué par ses premiers mois de mandat, paraît presque vieux à côté de lui. Sur l’Europe, principal objet de leur rencontre, d’importantes divergences, même si, dans les mots, elles sont atténuées, plus par intérêt politique que par courtoisie diplomatique.
Kurz, dans ses déplacements internationaux, fait passer Macron avant Angela Merkel, qui n’a pas encore formé son gouvernement avec le SPD (version de l’UMPS à l’allemande), flattant ainsi son narcissisme.

Pour lui couper l’herbe sous le pied, il affirme vouloir mener une politique pro-européenne : il faut le juger « sur son programme et sur ses actes ».
Il veut surtout limiter les transferts de pouvoir vers Bruxelles et freiner l’immigration.
Rappelons qu’il fut l’un des initiateurs de la fermeture de la route des Balkans.
Bref, il fait ce que demandent la majorité des Autrichiens : un peu plus de souveraineté et moins d’immigration.

Ce libéral est, à coup sûr, un populiste, dangereux pour la démocratie !
Macron ménage celui qui doit prendre, le 1er juillet, la présidence de l’Union européenne.
S’il ne fait pas d’allusion précise aux affaires intérieures d’Autriche, il glisse tout de même qu’il « déplore l’extrême droite partout » et la combat en France.
Ajoutant : « Mais, si elle est là, c’est que nous avons échoué à répondre aux angoisses dont elle se nourrit. »
Il est persuadé qu’avec « davantage d’Europe », tout ira mieux. Comme si on pouvait soigner un mal par le mal.
C’est tout le fonctionnement de l’Europe qu’il faudrait revoir !
Emmanuel Macron devrait pourtant s’interroger davantage sur la signification de l’alliance du nouveau chancelier autrichien avec le FPÖ.
Elle n’est pas simplement de circonstance : bien avant les élections, Sebastian Kurz tenait ses positions sur la souveraineté et l’immigration.
Par son existence même, elle constitue un argument de poids pour ceux qui, en France, souhaitent un rapprochement entre le parti Les Républicains de Laurent Wauquiez et le Front national.
Macron, lancé par un gouvernement socialiste, fait une politique économique de droite tout en étant soutenu par une partie de la gauche.

Il rectifiera sans doute le cap sur les questions sociétales. Qu’attendent Laurent Wauquiez et Marine Le Pen pour s’associer dans une action commune largement souhaitée par leurs électeurs ?
Si le président de LR est sincère quand il défend la France rurale, les classes moyennes et une économie libérale tempérée de préoccupations sociales, il n’est pas loin des thèses soutenues par le Front national.

Bref, ils pourraient ensemble construire l’Europe des nations et rompre avec l’Europe technocratique de la finance.
Pour fonder une telle coalition, quelques compromis seront nécessaires.
Mais le compromis n’est-il pas le seul moyen de faire bouger les choses et d’aller de l’avant ?

Source : Bld Voltaire

dimanche 14 janvier 2018