samedi 19 septembre 2020

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Interdiction du sapin de Noël: «Le maire de Bordeaux traite de “facho” quiconque s’oppose à lui»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors qu’une pétition avait recueilli 12.000 signatures pour réclamer le maintien du sapin de Noël place Pey-Berland pour les fêtes de fin d’année, le maire de Bordeaux refuse la consultation citoyenne. Plutôt que de se confronter au débat d’idées, il préfère coller l’étiquette de «facho» à ses adversaires, analyse David Desgouilles.


FIGAROVOX.- Le maire de Bordeaux Pierre Hurmic a annoncé qu’il ne souhaitaitpas 

demander l’avis des Bordelais, refusant de lancer une consultation sur la question de l’installation d’un sapin de Noël sur la place Pey Berlan au moment des fêtes de fin d’année. Et l’élu écologiste d’ajouter «l’opinion des fachos je m’assieds dessus». Quel est le sens de ce mot utilisé aujourd’hui à tort ou à travers? Doit-on comprendre qu’être attaché aux traditions c’est être «facho»?


Pierre Hurmic relevait que la pétition de 12.000 personnes pour l’installation d’un sapin de Noël sur ladite place bordelaise rassemblait des signatures venant de toute la France. Et il fustigeait en effet «la fachosphère» qui s’était mobilisée à l’occasion, citant cette phrase: «Autant l’opinion des Bordelais m’intéresse beaucoup, autant l’opinion des fachos de Lille, de Strasbourg et de Marseille, je m’assieds dessus».


Deux problèmes se posent donc ici.


Celui que vous relevez à juste titre: refuser son discours sur «l’installation d’un arbre mort» sur la place Pey Berland ne serait l’apanage que de «fachos», alors qu’il a choqué, surpris, consterné y compris jusque parmi les écologistes et des personnalités de gauche. Il lance cette accusation parce que ses adversaires invoquent des «traditions». À ce compte-là, il y a en effet beaucoup de «fachos» en France, dans le présent comme dans le passé. Souvenons-nous du mot de Charles Péguy: «Seule la tradition est révolutionnaire».

Le second problème, c’est la contradiction qui suit. M. Hurmic dit que seule l’opinion des Bordelais l’intéresse beaucoup mais il refuse la consultation citoyenne. S’il pense être soutenu par ses administrés dont il exhibe l’intérêt pour leur opinion, pourquoi s’y refuse-t-il? «La trouille, peut-être», lui répondrait un personnage d’un célèbre film tourné à Val d’Isère.


Est-ce que l’élu d’une ville aussi prestigieuse que Bordeaux peut se permettre de communiquer ainsi?


Aucun édile ne devrait parler de ses concitoyens ainsi, qu’il dirige Bordeaux ou Mérona, commune d’une dizaine d’âmes dans le Jura. Ce mot traduit certes une mauvaise humeur causée par le sentiment du maire de Bordeaux d’être dans la lessiveuse depuis qu’il a lui-même lancé la polémique sur «l’arbre mort». Mais il traduit aussi un certain état d’esprit ancré dans ce qu’on appelle «la gauche culturelle»: la certitude d’être doté, grâce à ses opinions qu’on juge soi-même «progressistes», d’une certaine supériorité morale

mercredi 29 juillet 2020

On ne peut vaincre l’ensauvagement qu’en restaurant Notre civilisation

Les violences urbaines de Dijon, de Nice et d’ailleurs, les meurtres gratuits qui témoignent d’une totale indifférence à la vie des autres ont propulsé la notion d’ensauvagement au premier plan de l’actualité. Le fonctionnement médiatique de notre société nous habitue à traverser au pas de charge des séquences saturées par un sujet dominant. Certains sont imposés d’en haut par l’idéologie qui anime le microcosme des politiques et des communicants, comme le réchauffement climatique, d’autres s’imposent d’eux-mêmes mais sont récupérés par la sphère du pouvoir, comme la pandémie actuelle, qui accroît l’emprise sur la société civile, d’autres encore sont suscités par des groupes de pression idéologiques et déstabilisateurs comme l’étonnante incursion en France du « racialisme » prétendument antiraciste, qui a facilité la scandaleuse exploitation de l’affaire Traoré. Enfin, il y a ceux que les faits eux-mêmes placent en tête des informations. Les violences, les coups de couteau, les blessures, les handicaps à vie, les morts, pour un mauvais regard, pour une cigarette refusée, pour un rappel à l’ordre sont monnaie courante mais demeurent dans la zone grise des faits divers où les revendications islamistes sont signes de déséquilibre mental et les noms des auteurs oubliés ou maquillés. Et puis, en quelques jours, des morts particulièrement cruelles commis par des « sauvages », provoquent une vague émotionnelle et font monter à la surface la réalité que la France d’en-haut veut cacher : celle de ces quartiers et maintenant de ces villes où la loi qui règne n’est pas celle de l’Etat, mais celle des bandes qui vivent des trafics ou des communautés qui s’inspirent d’autres règles que les nôtres. Dans cette France à l’envers, c’est le citoyen qui doit fermer les yeux et baisser la tête, car à vouloir rappeler la loi, il risque sa vie. Cette question est évidemment plus importante que celle du Covid-19, car contrairement à la maladie, elle dépend entièrement de la volonté politique, et qu’elle est d’une durée plus longue. Elle est plus essentielle que l’écologie ou l’économie, car elle est nationale et non mondiale et dépend de nous. C’est pourquoi le gouvernement de contre-sens que notre pays subit depuis trois ans l’a superbement ignorée et écartée. Voici qu’elle lui est jetée à la figure.

Les chiffres de l’année 2019 traduisent le désintérêt d’un gouvernement plus prompt à utiliser les forces de l’ordre pour réprimer les manifestations que pour protéger les citoyens. Les événements récents ne sont que la pointe émergée d’un iceberg que sont les données de la délinquance de l’année précédente : Après une année 2018 marquée au niveau national par une hausse sensible du nombre de violences sexuelles enregistrées (+19 %), l’année 2019 affiche également une augmentation très nette de ces violences (+12%). Les escroqueries sont en forte progression en 2019 (+11%). Le nombre d’homicides augmente nettement en 2019 (970 victimes). Comme en 2018, les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8%). On pourra multiplier les excuses, dire que la violence intra-familiale y tient une place importante, se réjouir du ralentissement des délits avec le confinement, ou encore noyer le problème dans un bain lexical en parlant comme l’a fait Macron d’incivilités. Non il s’agit bien d’une augmentation des délits et des crimes, de la montée de ce que Durkheim appelait l’anomie, l’absence de loi et de norme qui est le signe de l’effondrement du corps social.

La perception de la gravité de ce phénomène se heurte à deux obstacles qui illustrent l’impasse dans laquelle se trouve coincé notre pays. Premier obstacle : il est gouverné depuis bien longtemps déjà par des « techniciens » du pouvoir, politiciens et technocrates, pour beaucoup coulés dans le même moule et qui, bien sûr, n’envisagent que des solutions techniques aux problèmes de civilisation sans appréhender la différence d’échelle considérable qui sépare les premières des secondes. C’est ainsi qu’on annonce la création de 10 000 « postes » de policiers durant l’actuel mandat. D’une part, c’est faux, car beaucoup ne feront que compenser des départs. D’autre part, c’est inopérant, car un policier visible ou non mais mis hors d’état d’agir par les risques du métier et leurs suites judiciaires, menacé lui-même et insulté, dont la présence dans certains secteurs est présentée comme une provocation, ne sert pas à grand chose. C’est sur un plan technique la justice qui est défaillante : non seulement elle manque de moyens, non seulement elle est lente et procédurière, encombrée de sujets de moindre importance que l’ordre public, mais elle applique parfois avec une orientation politique de moins en moins cachée des lois qui n’ont cessé d’émasculer le maintien de l’ordre. On a ainsi appris avec stupéfaction par la bouche triomphante d’Assa Traoré se félicitant de leur humiliation judiciaire que   » Les trois gendarmes Romain Fontaine, Matthias Uhrin et Arnaud Gonzales, qui ont tué Adama Traoré ont été condamnés à payer 2000€ pour procédure abusive suite à leur action judiciaire contre Assa Traoré pour ‘atteinte à la présomption d’innocence des gendarmes ». Que la « justice » serve à humilier la police, que la « présomption d’innocence » soit décidément à deux vitesses  souligne combien c’est l’ensemble de notre système qui dérape. La voie du redressement, s’il est encore possible, n’est pas technique, mais idéologique. Elle suppose de combattre le second obstacle, l’idéologie « progressiste », c’est-à-dire décadente qui anime la sphère du pouvoir évidemment incapable d’endiguer la montée des séparatismes puisqu’il considère l’identité, nationale ou civilisationnelle,  comme un crime ! 

vendredi 17 juillet 2020

.Les deux 14 Juillet.

Il y a toujours eu deux 14 Juillet. La Fête nationale commémore une autre fête qui eut lieu en 1790, la Fête de la Fédération qui s’est déroulée sur le Champ de Mars un an après la prise de la Bastille. Le Roi revenu à Paris depuis octobre la préside. La Fayette est le grand homme du jour. Il commande la garde nationale de Paris et c’est lui qui organise ce rassemblement des fédérations des gardes nationales  venues de toute la France. Il prête serment à la Nation, à la Loi et au Roi qui lui même jure fidélité à la Constitution. Talleyrand célèbre la messe. La France est devenue une monarchie constitutionnelle. La famille royale est acclamée avec une ferveur qui semble unir les Français dans cette adhésion à une France nouvelle. A quelques jours près, l’année suivante, La Fayette et Bailly, le premier maire de Paris, font tirer sur la foule au même endroit. Le pays descend la pente vers la Terreur, dont les germes étaient apparus l’autre 14 Juillet, celui de 1789, lorsque après la reddition de la prison-forteresse, la foule avait massacré le gouverneur De Launay, tandis que l’on assassinait le prévôt des marchands De Flesselles, les têtes de l’un et de l’autre étant ensuite « promenées » dans la ville au bout d’une pique. Quand en 1880 cette date devint celle de la Fête Nationale, la gauche y voyait la commémoration de la révolte populaire qui commença la révolution conduisant à la république. La droite, au contraire, voulait que ce soit la célébration de l’union nationale dans un pays ayant retrouvé un équilibre de ses institutions. Les uns pensaient à 1789, les autres à 1790.

Cette dualité française a subsisté. Il y a eu cette année deux 14 Juillet : celui de la cérémonie officielle circonscrite à la Place de la Concorde, et celui de la manifestation de la Place de la République qui a entraîné des heurts avec la police. Il y avait des soignants des deux côtés, ceux que l’on mettait à l’honneur à la Concorde, et ceux qui manifestaient pour réclamer des moyens et protester contre un pouvoir qui les méprise, à la République. Le spectacle d’affrontements entre manifestants et Forces de l’ordre un jour de Fête Nationale est choquant. La réduction de la Fête officielle, habituellement marquée par un grand défilé militaire propre à stimuler la fierté nationale, à un spectacle plus composite et plus intime, s’inscrit dans la « réinvention » annoncée. Sans véritable public, il tenait à la fois de la remise des prix, pour récompenser les « premiers de corvée » du COVID-19, et de la page d’histoire afin de récupérer comme prévu la silhouette du Général de Gaulle pour rehausser l’image du titulue des points et se fait de plus en plus provocante et offensive, la France se tait sur un monde arabe où elle a accumulé les fautes et les déconvenues. Le 14 Juillet permet une démonstration de puissance et de volonté. Il n’a été cette année que la fête d’une nation qui se recroqueville sur ses problèmes de santéaire actuel de la présidence. Peut-on en même temps se mettre dans l’ombre du Général qui voulait la grandeur de la France et rapetisser la manifestation qui chaque année la rappelle ? La voix doucereuse et même parfois éteinte de M. Macron lors de l’interview à laquelle il a cette année condescendu participait du même changement. Jupiter avait entamé son mandat sur un ton péremptoire, en premier de cordée méprisant et parfois transgressif, entouré de ses amis socialistes « progressistes ». Avec un nouveau gouvernement lesté d’opportunistes venus des Républicains, il se veut davantage le grand frère qui vient en aide à sa famille dans le malheur, donneur de conseils de prudence, presque « Père Noêl » pour les annonces généreuses de celui qui aime et ne compte pas, et pas du tout Père Fouettard pour les impôts. Mais les deux journalistes complaisants n’ont pas eu l’indélicatesse d’insister sur la contradiction.

En somme le 14 Juillet 2020  a réuni une Fête de la fédération rabougrie et tristounette, et un petit désordre bien de chez nous avec ces éternels insoumis qui ont toujours des Bastilles à prendre pour soigner leur vide intérieur. Dans le fond, c’était une Fête Nationale au rabais. On remarquera que Poutine, s’il a changé la date, n’a, lui, rien retiré au faste habituel du grand défilé sur la Place Rouge, destiné à montrer au monde entier que la Russie s’est réinvitée parmi les grands du monde. Pour cause de pandémie, la France militaire a été priée de se faire plus discrète. Ni la Fête de la musique, ni les rassemblements racialistes et antinationaux n’ont subi de restriction, comme si les activités privées ou revendicatives étaient désormais plus importantes que les célébrations nationales. Pour Macron, la France est un pays de 66 Millions d’habitants, non une nation de citoyens..

Source : Blog Ch Vanneste

lundi 13 juillet 2020

Le trouble passé de celle qui accuse Darmanin

ParHervé Gattegno (JDD)

Révélations. La femme qui a déposé plainte pour viol contre le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin avait été condamnée pour chantage en 2005. Voici le détail de cette affaire oubliée qui entame son crédit.
Gérald Darmanin nie toute implication dans ce dossier et a reçu le soutien du gouvernement.
Gérald Darmanin nie toute implication dans ce dossier et a reçu le soutien du gouvernement. (Reuters)

La femme qui accuse Gérald Darmanin de l’avoir violée en 2009 n’est elle-même pas inconnue de la justice. En 2003 et en 2005, elle a été condamnée pour "chantage", "trouble à la tranquillité d’autrui par appels téléphoniques malveillants réitérés" et "menace de crime" pour avoir persécuté, intimidé et soutiré des sommes d’argent à son ancien compagnon. Loin d’être périphérique à la mise en cause du ministre de l’Action et des Comptes publics, cette condamnation, prononcée par le tribunal correctionnel puis confirmée par la cour d’appel de Paris, y est directement liée.

En effet, l’accusatrice - Sophie Spatz, qui s’appelle en réalité Olga Patterson - assure que c’est en contrepartie d’une intervention de Gérald Darmanin (alors jeune cadre de l’UMP non encore élu) pour effacer de son casier judiciaire cet épisode qu’elle aurait été contrainte de lui accorder ses faveurs. A lire les décisions de justice rendues à son encontre, cette encombrante affaire éclaire d’un jour étrange le comportement de cette ancienne call-girl (elle s’est elle-même présentée ainsi aux journalistes du Monde qui ont publié ses accusations samedi dernier), capable selon les magistrats de pousser à l’extrême la manipulation pour parvenir à ses fins. S’ils ne suffisent pas à discréditer entièrement ses affirmations, les faits mis au jour par ces investigations anciennes et rapportées dans des décisions de justice vieilles de près de quinze ans portent un coup sérieux à la crédibilité de la plaignante.

Des cadeaux, des chèques en blanc et des menaces

Le 8 février 2000, le doyen des juges d’instruction de Paris recevait une plainte avec constitution de partie civile d’un certain François S. pour "chantage". L’homme racontait avoir succombé aux charmes d’Olga Patterson, rencontrée en octobre 1998 "par la voie d’une petite annonce". Cette dernière se prétendait mannequin mais, selon la plainte, "exerçait une activité de call girl" et promettait à son amant de "vouloir rapidement cesser cette activité". "Dans ces conditions, poursuivait la plainte, la liaison prenait un tour passionnel qui conduisait Monsieur S. à présenter Mademoiselle Patterson à sa famille et à lui offrir un manteau de vison." Pour l’aider à rompre avec la prostitution, François S. offrait à sa conquête une première somme d’argent. Le conte de fées allait ensuite tourner au cauchemar.

Selon les termes du jugement, rendu le 16 octobre 2003, le jeune homme allait se trouver "sous l’emprise de la jeune femme" et accepter d’encaisser à sa demande des chèques pour lui remettre les sommes correspondantes en espèces ainsi qu’à un autre homme, Nourredine B., qu’elle lui avait présenté comme "son ex-petit ami". A partir de ce moment, les demandes se sont multipliées, et l’amoureux n’a eu d’autre choix que d’obtempérer, sous la menace d’être "dénoncé comme proxénète". En janvier 2000, relève le jugement, il fut contraint de payer deux voyages aux Antilles à Olga et à Nourredine, qui paraissait dès lors être davantage qu’un "ex". Montant de ce cadeau forcé : 8.368 francs (1.616 euros aujourd'hui), auxquels s’ajoutait la mise à disposition – également contrainte – de sa carte de crédit pour permettre la location d’une voiture, et la remise de deux chèques en blanc, chacun d’un montant de 10.000 francs (1.931 euros).

"Alors qu’il avait décidé de ne plus accéder aux demandes de son amie, relèvent les magistrats, celle-ci a continué à le menacer ainsi que son entourage familial, lui réclamant la somme de 40.000 francs (7.725 euros) pour 'solde de tout compte'." Les juges relèveront en outre qu’Olga Patterson harcela son amant sur son lieu de travail, par de multiples appels téléphoniques menaçants, au point que celui-ci finit par perdre son emploi. Dans le même temps, signalera la cour d’appel, elle appelait "les parents et frères" de l’intéressé pour proférer divers "propos malveillants et menaçants".

Des accusations "établies"
Après la plainte, la jeune femme semble s’être évanouie. Si bien qu’elle ne put jamais être interrogée par la police et que, l’heure du procès venue, elle ne se présenta pas devant le tribunal. Cependant, les témoignages de proches du couple éphémère et de la famille de François S. et l’examen de ses comptes bancaires permirent d’établir la véracité de ses accusations. Aussi Olga Patterson fut elle déclarée coupable et condamnée par défaut à douze mois de prison, "eu égard à la gravité des faits et à la personnalité de l’intéressée".

Un appel a été formé contre cette décision en novembre 2004 mais curieusement, Olga Patterson (désormais épouse Spatz), prétendra par la suite n’avoir pas eu connaissance de ce recours, ni même de l’identité de l’avocat qui l’aurait engagé pour son compte. Un procès en appel a cependant eu lieu le 18 février 2005, cette fois en sa présence. La cour releva alors que les accusations étaient "établies", bien que la jeune femme eut affirmé pour se défendre que son compagnon ayant perdu son emploi, elle avait du subvenir seule aux besoins de leur couple, de sorte qu’elle se serait "limitée à réclamer son dû sans exercer ni menaces ni chantage". La plainte de François S, soutenait-elle, n’était rien d’autre qu’une vengeance après leur rupture.

Un harcèlement constant.

Dans des attendus sévères, la cour d’appel a toutefois estimé qu’il est "peu vraisemblable que François S., très ébranlé nerveusement par la fin de sa liaison avec Olga Patterson, ait saisi le juge d’instruction dans le but de se venger". La décision ajoute : "Il ressort clairement de l’ensemble des témoignages recueillis tant de l’entourage familial et amical de la partie civile que de son entourage professionnel que celle-ci (François S.) a été soumise a un harcèlement constant matérialisé soit par des appels téléphoniques soit par des menaces d’atteinte physique ou de dénonciation, destinés à obtenir la remise de fonds." La Cour l'a condamnée à dix mois de prison avec sursis, avec mise à l'épreuve, interdiction d'entrer en relation avec son ancien compagnon et 15.000 euros de dommages et intérêts.

Les années ont passé et l’accusée est devenue accusatrice. 
Après ses accusations relayées par Le Monde, Gérald Darmanin a démenti formellement les agissements qu’elle lui prête et annoncé le dépôt d’une plainte contre elle pour "dénonciation calomnieuse". 
Le Premier ministre lui a apporté son soutien, ce dont la féministe Caroline de Haas, figure de proue du combat légitime contre les violences sexuelles et pour la libération de la parole des femmes, s’est déclarée "sidérée", dans un texte publié jeudi sur le site Mediapart. Sans doute ne disposait-elle pas des informations contenues dans ce vieux dossier oublié. A lire le détail des condamnations d’Olga Patterson, peut-on réellement considérer que la parole de l’accusatrice a le même poids que celle de l’homme qu’elle a désigné à la vindicte publique - et à la justice?

mercredi 1 juillet 2020

Ne pas nous excuser d’être ce que nous sommes, et même en cultiver la fierté !




Zemmour le rappelait récemment : avec sa finesse intellectuelle, Jean Baudrillard se demandait, ironique, si SOS Racismes n’était pas comme SOS Baleines, un appel, subliminal dans ce cas, pour sauver les racismes, dont on n’a jamais autant parlé que maintenant. Comme un troupeau de moutons menés par des loups, beaucoup d’occidentaux décérébrés par un enseignement castrateur, une information abêtissante, et une propagande pavlovienne nichée jusque dans le divertissement, qui a remplacé la culture, ou dans la publicité, ont pris le chemin de la repentance, de la haine de soi, du suicide collectif. On se frappe la poitrine en s’accusant de l’esclavage auquel, cependant, la colonisation du XIXe siècle a mis fin, on s’agenouille pour demander pardon pour les fautes qui auraient été commises par des arrière-arrière-grands parents envers des arrière-arrière-grands parents, on abat des statues, on débaptise des monuments, on tue une histoire, on désertifie une culture, on brûle un héritage, celui dont la transmission avec reconnaissance et fierté assure l’identité d’un peuple ou d’une civilisation. Ce mouvement, une fois encore généré par la folie américaine, nourrie, c’est vrai de déconstruction à la française, se répand en France jusqu’à l’absurde. Si les Français existent encore, avec leur bon sens, et leur esprit de résistance, ils devraient refuser cette émasculation mimétique et devant l’énorme fatras de stupidités, de mensonges, de provocations et de saccages, proclamer qu’ils sont fiers de leur histoire et tout particulièrement  de leur passé colonial, qui a permis de faire rayonner la France dans le monde à travers sa langue, sa science et ses techniques, sa médecine, et son humanisme universaliste qui lui revient, déformé, en boomerang.

La démographie est le véritable moteur de l’histoire. Lorsque les Européens sont devenus beaucoup plus nombreux, ils ont entrepris la conquête de nouveaux territoires. Le progrès scientifique et technique permettait de nourrir plus d’individus, d’en maintenir en vie un plus grand nombre, de traverser les mers et les océans, d’imposer la puissance de l’armement. Moraliser rétrospectivement ces événements, en accuser les acteurs revient à mettre en examen l’éruption des volcans ou le déclenchement d’un typhon. Il y a dans l’histoire au-delà de la volonté des hommes, prisonniers de l’esprit de leur temps, des mouvements qui ont la force impersonnelle des phénomènes physiques. Les grandes invasions ou la colonisation en font partie. Mais la démographie européenne s’est tarie. La médecine européenne a au contraire multiplié les populations du reste du monde, et notamment des anciennes colonies, et le rapport de forces s’est inversé jusque chez les anciens colonisateurs à travers l’immigration. La morale et la justice ont peu à voir avec cette réalité dont il faut prendre conscience objectivement. Simplement, il faut rejeter la pathologie qui accompagne cette évolution en chargeant les Européens, les Occidentaux en général de ce que Scruton avait appelé l’ « oïkophobie », la haine de la maison et de son héritage. Cela avait commencé par l’horreur ressentie après les deux guerres mondiales dévastatrices nées de l’Europe et plus légitimement encore face à la monstruosité de la Shoah mise en oeuvre par le nazisme. De proche en proche, la culpabilité collective avait gagné, et puisque, décidément l’Occident (y compris la Russie) écrasait le reste du monde par sa richesse et ses progrès, il fut admis au nom de l’égalité que toutes les cultures se valaient et devaient être également respectées. Levi-Strauss dénonçait justement l’ethnocentrisme, la hiérarchie des cultures. Il fut bientôt dépassé par ceux qui instillèrent l’idée que la culture des « dominants » ne valait pas celle des dominés puisqu’elle l’avait aliénée. La déconstruction était en marche et contaminait nos prétendues élites. Elle atteignait même de manière inattendue un président de la République qu’on croyait gaulliste et de droite : Jacques Chirac, son musée Branly et sa censure de mon amendement sur « le rôle positif de la présence de la France outre-mer ». Ces excès de politesse furent pris par beaucoup pour des accès de faiblesse dont nous voyons les malheureux résultats lorsque des hordes incultes et ignorantes nous somment de démonter nos monuments, parce qu’il nous faudrait nous excuser d’être blancs…  dans un pays qui ne tenait pas compte de la couleur de la peau !

Nous n’avons pas à nous faire pardonner qu’un opéra de Mozart ou de Wagner, une symphonie de Mahler soient plus enrichissants pour l’esprit que le bruit du tam-tam, qu’un tableau de Van-Eyck, de Raphaël ou de Monet le soient davantage qu’un masque africain, qu’un temple grec ou une cathédrale gothique soient des monuments du génie humain. Il y a d’autres civilisations enterrées par l’histoire, d’autres cultures éblouissantes en Chine, en Inde, en Iran, etc… mais tout ne se vaut pas. La fierté légitime pour la nôtre est une vitamine nécessaire à notre survie. Encore faut-il la connaître, comme il faut connaître et admirer les hommes qui ont bâti notre nation, des hommes comme Colbert ou Faidherbe qui l’ont renforcée ou défendue. Les barbares de l’intérieur ou venus d’ailleurs n’ont pas à nous priver de ce que nous sommes. Bien sûr, on citera Montaigne :  » Chacun appelle barbare ce qui n’est pas de son usage ». Mais ce relativisme est la courtoisie des grandes cultures. Dans « Voltaire ou le Jihad », Jean-Paul Brighelli a, hélas, fermé la parenthèse enchantée ouverte par l’humanisme européen :  » Voilà quarante ans que nous nous suicidons lentement… que les barbares frappent à la porte.. pour nous signifier que nous sommes morts. »

Source : Ch Vanneste

mercredi 24 juin 2020


Cette épidémie a fait découvrir que nous avions en France :

. Le Ministre de la Santé
.* Le directeur Général de la Santé
.* La direction de Santé Publique France
.* Le Directeur de la Haute Autorité de Santé
.* les Directeurs des Agences Régionales de Santé
.*Le Directeur de l'Agence nationale Sanitaire
. la Direction de l'Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé : Epidémiologie-France
0* Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire
. * L'agence Nationale de sécurité du médicament et de la Santé.
..Un nombre d Infectiologues Parisiens incroyablement et anormalement élevés probablement lié au fait que les Virus et de Bactéries descendent de l'avion à CDG et ouvrent leur sièges social prés de l étoile
.. Et suite à cette Épidémie , Nos C.hers Politiques , monstres d'efficacité, de pragmatisme , et toujours soucieux d'économies des finances publiques vont créer :
. - le Haut Commissariat de lutte contre les Epidémies
. - Le Haut Conseil de Veille Sanitaire
.- L'agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale .
. 5000 fonctionnaires en plus ( et les petites copains à placer) et ou ça ? : à Paris, évidemment !
.La prochaine fois, on aura peut être des masques mais il va manquer les gants ! 

Cool.....

dimanche 21 juin 2020