«Elle n’est pas la fille des phrases de son père.» L’avocat Gilbert Collard avait déjà trouvé la
formule lors de la présidentielle au sujet de Marine Le Pen. L’entreprise de «normalisation» continue
avec les législatives.
Pour les 10 et 17juin, le FN a choisi de pratiquer «l’ouverture» dans
le choix de ses candidats, siglés
«Rassemblement bleu marine» pour l’occasion.
… (la) Picardie, où Marine Le Pen a réalisé son meilleur score en France
le 22 avril (25%), le FN a investi trois personnalités sur les
onze qu’elle a érigées en prises de choix en France. Des symboles, piochés à droite mais aussi à gauche, qui resteront malgré tout
des inconnus parachutés dans leurs circonscriptions.
C’est le cas notamment
dans la 4e de la Somme (Doullens-Corbie-Poix) avec Valéry Le Douguet (voir ici). Originaire de Libourne, (…/…) a notamment fait partie du cabinet de Jacques Chirac alors maire de Paris. Chargé de la justice
dans le programme de Marine Le Pen, cet ancien proche de
l’UMP ne cache pas ses liens
avec la franc-maçonnerie. Une révolution, tant le FN a longtemps brocardé ce réseau d’influence.
Dans la 3ecirconscription
(Vervins-Thiérache) de l’Aisne, où le PS sortant Jean-Pierre Balligand ne se représentera pas, Bertrand Dutheil de la Rochère (voir ici) est vu comme un atout de gauche non-négligeable dans la
«dédiabolisation du parti». Cofondateur du Mouvement des citoyens et républicains (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, il en a été exclu en
septembre dernier après avoir apporté son soutien à Marine Le Pen, dont il est devenu l’un des porte-paroles…![]() |
Dans l’Oise, Karim Ouchikh aussi espère faire un score sur la 3ecirconscription de Creil-Méru,
fermement tenue par le socialiste sortant Michel Françaix. D’origine algérienne …/… , cet avocat (lui
aussi…), a d’abord fait ses armes au PS justement comme élu
à Gonesse (Val d’Oise). Il a rejoint ensuite Debout la République (le mouvement du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan) avant de devenir vice-président du Rassemblement pour l’Indépendance de la France.
Derrière, le
parti espère déjà prolonger sa «défrontisation», qui passerait alors par un
changement d’appellation. Le père y est toujours farouchement hostile (ici). Mais la fille ne dit plus non: «Si c’est un succès, c’est
une réflexion que l’on aura.» (ici)
Source : Le Courrier Picard via La flamme.fr

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire