jeudi 31 mai 2012

INVESTIS POUR DEFRONTISER LA VAGUE BLEU MARINE



 «Elle n’est pas la fille des phrases de son père.» L’avocat Gilbert Collard avait déjà trouvé la formule lors de la présidentielle au sujet de Marine Le Pen. L’entreprise de «normalisation» continue avec les législatives. 

 Pour les 10 et 17juin, le FN a choisi de pratiquer «l’ouverture» dans 
le choix de ses candidats, siglés «Rassemblement bleu  marine» pour l’occasion.

   … (la) Picardie, où Marine Le Pen a réalisé son meilleur score en France le 22 avril (25%), le FN a investi trois personnalités sur les onze qu’elle a érigées en prises de choix en France. Des symboles, piochés à droite mais aussi à gauche, qui resteront malgré tout des inconnus parachutés dans leurs circonscriptions.
    C’est le cas notamment dans la 4e de la Somme (Doullens-Corbie-Poix) avec Valéry Le Douguet (voir ici). Originaire de Libourne,  (…/…)  a notamment fait partie du cabinet de Jacques Chirac alors maire de Paris. Chargé de la justice dans le programme de Marine Le Pen, cet ancien proche de l’UMP ne cache pas ses liens avec la franc-maçonnerie. Une révolution, tant le FN a longtemps brocardé ce réseau d’influence.
    Dans la 3ecirconscription (Vervins-Thiérache) de l’Aisne, où le PS sortant Jean-Pierre Balligand ne se représentera pas, Bertrand Dutheil de la Rochère (voir ici) est vu comme un atout de gauche non-négligeable dans la «dédiabolisation du parti». Cofondateur du Mouvement des citoyens et républicains (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, il en a été exclu en septembre dernier après avoir apporté son soutien à Marine Le Pen, dont il est devenu l’un des porte-paroles…

    Dans l’Oise, Karim Ouchikh aussi espère faire un score sur la 3ecirconscription de Creil-Méru, fermement tenue par le socialiste sortant Michel Françaix. D’origine algérienne …/… , cet avocat (lui aussi…), a d’abord fait ses armes au PS justement comme élu à Gonesse (Val d’Oise). Il a rejoint ensuite Debout la République (le mouvement du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan) avant de devenir vice-président du Rassemblement pour l’Indépendance de la France.
    Derrière, le parti espère déjà prolonger sa «défrontisation», qui passerait alors par un changement d’appellation. Le père y est toujours farouchement hostile (ici). Mais la fille ne dit plus non: «Si c’est un succès, c’est une réflexion que l’on aura.» (ici)
Source : Le Courrier Picard via La flamme.fr

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