Comment définir la droite aujourd’hui ?
Il y a peu encore, aucun politicien français ne se disait de droite. Même ceux qui s’en revendiquaient rejetaient aussitôt le mot « conservateur », pourtant essentiel pour définir la droite. Une mauvaise habitude française, le sinistrisme, a fait glisser à plusieurs reprises les partis de gauche vers la droite, comme si la disparition progressive des partis les plus à droite et la montée des partis de gauche correspondaient à un mouvement naturel, à la marche inéluctable du progrès.
Il y a trois manières de définir la droite.
Soit elle ne correspond qu’à une situation conjoncturelle dans l’hémicycle des assemblées.
Soit elle est définie sur une base sociologique désignant les milieux sociaux les plus favorisés, les communes et les régions les plus conservatrices, celles notamment en France où la pratique religieuse, catholique en l’occurrence, est la plus forte. Il y en a une troisième, moins fréquente, qui, loin de considérer cette distinction comme relative, et même en voie de disparition, en fait un principe métapolitique constant.
Sur quel fondement reposerait-il ? Sur l’opposition pertinente entre la vie et la mort. Être de droite, c’est se battre pour que perdure ce qui peut dépasser la vie des individus et transcender leur disparition.
C’est ainsi qu’on peut opposer, par exemple, la politique culturelle d’André Malraux à celle de Jack Lang.
Le ministre du général de Gaulle, tout en ayant eu un premier parcours politique à gauche, lorsqu’il soutint les républicains espagnols, a développé une conception de la politique culturelle qui est de droite, car elle met au premier rang la mission « de rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité et d’abord de la France au plus grand nombre possible de Français ».
Avec Jack lang, ce sera l’inverse : la priorité sera donnée à l’événementiel, au divertissement sans frontière ni degré.
La fête de la Musique et la célébration de la culture « hip-hop » résument le caractère démagogique et décadent du propos.
Les 21 juin du Président Macron le situent clairement à gauche : l’année dernière, il accueillait un groupe de danseurs noirs et homosexuels,
Ch Vanneste via Bld Voltaire

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire