mercredi 2 septembre 2015

LE RIDICULE NE TUE PAS.


L’exemple par BHL *



Le cumul des guignoleries de BHL est tel qu’on ne sait plus par quel bout commencer.


FaLe paon de salon qui nous sert de philosophe national a encore frappé : le 31 août 2015, soit quatre petites années après sa glorieuse promenade de santé en Libye
BHL tweete des photos de lui en smoking – comme d’hab’ – aux côtés de peshmergas en treillis se battant sur le front contre Daech.
On l’y voit échanger et fanfaronner avec les soldats kurdes, façon Tintin au pays de l’or noir.

Le cumul des guignoleries de BHL est tel qu’on ne sait plus par quel bout commencer.

Le cirque démarre avec cette dégaine grotesque, faite de touffes de cheveux savamment désordonnées et de chemises blanches ouvertes plus qu’il ne sied.
Prouesse cathodique que d’avoir réussi à affoler la ménagère française de 50 ans avec autant de vulgarité.
De Paris Match en Point, nos mères Michel n’en peuvent plus de transports.
Et en même temps, tristesse que le plouc soit devenu un émissaire, grâce à la promotion de médias pourtant plutôt bien éduqués à l’époque.

La grande parade allant, diverses sauces sont servies à notre inconscient depuis que l’apprenti-stratège-des-printemps-arabes a compris le pouvoir des caméras : culpabilisation permanente au service d’une réflexion unilatérale, allégeance forcenée à un atlantisme divinisé sous toutes les coutures, tartines démocratisantes à propos de nations qui n’en sont pas…
 
À retardement, celles-ci auraient peut-être préféré qu’on les laisse, à leur rythme, balayer leur despote, puis récupérer et apprivoiser leur liberté. Plutôt qu’on ne leur impose à la hâte une égalité qui, sans celle-là, était vouée à l’échec.

Le feu d’artifice – non, pardon – les mitraillettes d’artifice se poursuivent.
L’échassier en Weston est tantôt consultant en géostratégie pour le Président, tantôt sergent instructeur de bergers irakiens, guerriers malgré eux, victimes collatérales de conflits qu’ils n’ont pas engagés.
Avec les résultats que l’on sait.
Par effet domino, la fin de la République arabe libyenne a déstabilisé une partie de l’Afrique francophone, jusqu’en Centrafrique.
Tout comme la chute préalable de l’État baasiste d’Irak a provoqué un monumental foutoir au Moyen-Orient.
Ceux qui pensaient béatement travailler à la libération des régions arabes et nord-africaines ont participé à leur déstabilisation et se sont mués, à leur insu, en pétro-VRP des Etats-Unis.

Bouquet final : BHL apporte aujourd’hui son « soutien » aux Kurdes dans leur combat contre Daech, monstre né, entre autres, des carcasses exhibées de Saddam Hussein… et de Mouammar Kadhafi !
Non pas que nous souhaitions voir ces gens-là rester en place mais, entrevoyant alors les enjeux que l’on sait désormais si sérieux, n’aurait-il pas été préférable d’être un peu plus sûr de son coup ?

BHL se rend-il compte à la fin que si son ridicule ne le tue pas personnellement, ses selfies puérils sur les champs de bataille sont l’expression de politiques irresponsables qui, elles, ont le sang de milliers de civils sur les mains ?

À l’époque de la conquête de l’Ouest américain, les clowns qui faisaient une blague de trop sortaient de la ville couverts de goudron et de plumes.
 
Qui arrêtera notre oiseau penseur dans sa conquête de l’Est et du Sud ?
Qui, de nos Madames Michu hexagonales ou de ses nouveaux protégés d’Erbil, ouvrira les yeux le premier et le recouvrira d’un jerrican de mazout bien mérité ?

Source : Bld Voltaire .

* NDLR : Il est du mauvais coté du fusil !
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