dimanche 2 août 2015

FLEUR PELLERIN N' EXISTE PLUS .........


Qu’à travers son opposition au Front national

SHARES

FacebookTous les jours, ou presque, Fleur Pellerin écrit un tweet contre le Front national. Il semblerait qu’elle n’ait trouvé que cette solution pour exister politiquement et médiatiquement.
 
À sa décharge, son bilan en tant que ministre de la Culture est proche du néant
et ne manque pas de susciter les oppositions légitimes des créateurs, des amoureux du patrimoine, mais aussi des Français dans leur ensemble.
Le projet de loi récemment présenté par le ministère est une coquille vide. Fleur Pellerin ne s’attaque à aucun des grands chantiers culturel. Rien à propos de Hadopi ; François Hollande entendait, pourtant, supprimer ce dispositif en 2012. Quant à la sauvegarde de l’exception culturelle française, menacée par les traités d’échanges TISA et TAFTA : rien non plus.

Pour faire oublier ce terne constat, Fleur Pellerin, ministre de la Com’ plutôt que de la Culture, a décidé de s’inspirer de sa consœur Christiane Taubira. Pire : son verbiage abscons ferait presque passer cette dernière pour Verlaine.
Voici le plus bel exemple de la production poético-neuneu du ministre : « La culture pour le #FN : un coût, une nuisance, une affaire de fainéants. Et surtout pas une lumière ou une émotion qui peut changer la vie. » On en pleurerait presque.
Au-delà du style littéraire de la phrase, plus proche d’une rédaction de collège que de l’œuvre d’André Malraux, le propos est mensonger. Dans ce tweet, Fleur Pellerin attaquait David Rachline, maire de Fréjus, non pas par souci du bien commun, mais dans l’idée de se faire un peu de publicité.


La « sociétaliste » reproche à la mairie de Fréjus d’avoir proposé que des artistes, logés à des prix dix fois inférieurs au prix du marché par la ville, ne rendent cet avantage en supervisant des activités périscolaires. Horreur, effroi dans le landernau « artistocratique ».
Il ne leur en fallait pas plus pour décrire David Rachline en « ennemi de la culture ». Dans un communiqué, l’édile a expliqué son point de vue : « Depuis plus de 20 ans, la municipalité fréjusienne, adhérente de l’Institut national des métiers d’art, met à disposition 16 locaux au cœur du centre historique au profit d’artisans, à des tarifs exceptionnellement modérés. En contrepartie de ces tarifs très préférentiels, les artisans se sont notamment engagés, par convention, à participer à la vie culturelle et artistique de la commune à travers diverses manifestations, animations, rencontres, démonstrations, expositions de travaux réalisés ou en cours, développement d’actions pédagogiques organisées par la ville. » Nous sommes tout de même très éloignés de la dictature, et beaucoup plus proches de l’idéal méritocratique républicain.

Dans le film Le Mépris, Jean-Luc Godard écrivait : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon carnet de chèques. »
C’est peu ou prou ce que font les socialistes, lorsqu’ils sont au pouvoir : arroser les associations de deniers publics afin de se doter d’une force de frappe méta-politique. Mais une bonne politique culturelle ne se résume pas à assister des gens, il faut avant tout lui donner un sens. C’est ce qu’a oublié le gouvernement, qui pourrait faire sienne cette phrase d’Antonin Artaud, tirée du Théâtre et son double : « Je tombe. Je tombe mais je n’ai pas peur. Je rends ma peur dans le bruit de la rage, dans un solennel barrissement. » Qu’ils barrissent donc pendant que nous travaillons pour les Français.

Source : Bld Voltaire

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire