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Le maire
de Paris est dans le camp du bien, puisque socialiste, quand celui de Béziers
est dans celui du mal, puisque soutenu par le FN.
Elle est maligne, Anne Hidalgo !
D’habitude, elle annonce publiquement qu’elle va commémorer le ramadan dans sa
mairie un mois auparavant, afin que les Parisiens sensibles au dialogue
interreligieux et aux charmes du multiculturalisme puissent communier ensemble autour
d’un cocktail d’amande et de lait.
Et cette
année, pas de publicité, seulement des invitations à la carte.
Piégés, les
affreux islamophobes qui voulaient manifester, et qui guettaient fébrilement
l’annonce depuis plusieurs semaines !
Ils n’auront eu que quelques heures,
ce lundi, pour confectionner banderoles et pancartes, et tenter d’effectuer
quelques rappels sur les principes laïques devant une mairie qui sera sans
doute bien protégée.
Grand
silence, également, des grands prêtres de la libre-pensée, dont on se souvient
de l’activisme quand le très méchant maire de Béziers avait osé installer une
crèche dans le hall de sa mairie.
On appelait Jean Jaurès et Émile Combes à la
rescousse, les ratichons osaient redresser la tête, la République était en
danger.
Mais à Paris, pas question de contester la commémoration d’un des cinq
piliers de l’islam, puisque ceux qui s’opposent à l’islamisation de leur pays
sont forcément des racistes !
Certains
grincheux auraient pu rappeler que cela était un peu gênant de célébrer dans
une mairie – violant ainsi la loi de 1905 – la religion de ceux qui ont tué les
dessinateurs de Charlie (hebdo devenu citoyen d’honneur de la ville de
Paris) ou du premier décapiteur islamique de France, quelques jours après le
drame de l’Isère.
Certains auraient même pu penser que, vis-à-vis des familles
des victimes, cela pourrait paraître choquant.
Ceux-là
n’ont rien compris à la politique socialiste, qui va nous sauver des tueurs
islamistes.
Comme le martèle l’ineffable Cazeneuve, « ce sont les
musulmans qui vont nous sauver des islamistes ».
Boubakeur et les
imams modérés, autour de l’islam de France, sont donc notre nouvelle ligne
Maginot.
Donc, double de mosquées pour eux, réquisition des églises vides,
remise en cause du délit de blasphème, halal dans nos cantines et, bien sûr,
commémoration du ramadan dans un maximum de lieux municipaux, mairies
comprises.
Hidalgo
n’avait pas attendu l’officialisation de cette ligne, et le silence complice de
la libre-pensée, du Grand Orient et de tous les prétendus laïques, pour prendre
déjà quelques libertés avec la loi de 1905.
Cette année, elle avait fait voter
une subvention exceptionnelle de 1,3 million à l’Institut des cultures d’islam
(ICI), et puis une remise de loyers non payés de 50.000 euros au Conseil
français du culte musulman, sans doute trop pauvre pour honorer ses dettes à la
ville.
Mais
attention, n’allez surtout pas qualifier le très gentil maire de Paris de « lèche-babouches » !
Elle se fâcherait et sévirait.
La grande prêtresse de « Je suis
Charlie » n’a ainsi pas hésité à poursuivre devant les tribunaux la
dessinatrice Ri7, qui avait osé la représenter en train d’honorer une babouche
musulmane.
Mais les
journalistes n’ont pas jugé bon d’informer leurs lecteurs de cette légère entorse
à la défense de la liberté d’expression pour les dessinateurs.
Ils ont préféré
concentrer leur fiel contre le très méchant maire de Béziers qui, outre la
scandaleuse crèche de Noël, ose armer sa police municipale et révéler aux
Français que dans certaines classes de sa ville, les élèves de confession
musulmane sont majoritaires.
Il est
vrai qu’Anne Hidalgo est femme, et que Robert Ménard est homme.
La première est
née en Espagne, et est donc forcément issue d’une famille antifranquiste, donc
progressiste, alors que le second est né en Algérie, fils de pied-noir, donc
forcément colonialiste, raciste et réactionnaire.
Enfin, le maire de Paris est
dans le camp du bien, puisque socialiste, quand celui de Béziers est dans celui
du mal, puisque soutenu par le FN.
Mais en
attendant, à Béziers, on ne fête pas le carême dans la mairie…

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