dimanche 10 juillet 2011

Benedetti est exclu du FN, la purge des gollnischiens continue



Le verdict est tombé. Yvan Benedetti, conseiller municipal de Vénissieux et bras droit de Bruno Gollnisch à Lyon, vient d’être exclu durant deux ans du Front national selon son entourage.


Bruno Gollnisch explique qu'il aurait "aimé que Marion-Anne (Marine)Le Pen fasse preuve de davantage de mansuétude" pour Yvan Benedetti.


Une commission des conflits comprenant onze membres de la direction du parti s’était réunie le jeudi 16 juin et s’était prononcée pour une exclusion durant deux ans. Son rôle n’étant que consultatif, c’est Marine Le Pen qui a aujourd’hui acté cette décision. « La lettre lui annonçant la décision est partie et il devrait la recevoir prochainement« , nous a confirmé Bruno Bilde, le chef de cabinet de Marine Le Pen.

Gollnisch : « Je déplore cette décision »


Contacté par Préférence-nationale.net, Bruno Gollnisch s’est dit “très déçu” par cette décision. “Je déplore cette exclusion, c’était un militant de très grande qualité, j’aurais aimé que Marine Le Pen fasse preuve de davantage de mansuétude à son égard dans cette période de ralliement venant de bords très divers.”

Après les expulsions d’Olivier Wyssa, de Jean-Loup Lacheysserie et d’Alexandre Gabria
en avril dernier, s’agit-il d’une nouvelle purge des proches de Bruno Gollnisch dans son fief de la fédération Rhônes-Alpes ? L’eurodéputé n’élude pas cette hypothèse, “ça peut en donner l’impression et c’est navrant”.




Trois erreurs majeures


Il a été reproché à Yvan Benedetti trois erreurs majeures, compte tenu de la ligne politique choisie par la présidente du Front nationale. Tout d’abord, “l’agression”, selon Bruno Bilde, d’un membre de la direction du FNJ à Lyon, “il y a trois semaines”.


Autre souci, la diffusion d’un communiqué virulent suite à
l’annulation de l’interview de Marine Le Pen sur Radio J: Yvan Benedetti y expliquait, que les positions du FN (“refus du mondialisme”, “la tyrannie de l’Europe de Bruxelles, de notre inféodation à l’OTAN, le refus de la disparition de notre identité »), rencontraient l’hostilité “d’associations communautaires dont le souci premier est la défense de l’État d’Israël.“ Mais il attaquait surtout la “prétendue dédiabolisation” défendue par Marine Le Pen. “Après le refus du voyage en Israël, la tempête médiatique autour des «occupations», l’annulation de Radio J sonne comme une confirmation. A croire que certains veulent nous persuader que la défense de la France et des Français est largement incompatible avec l’entretien de rapports normaux avec les représentants autoproclamés de la «communauté», qui sont aux services d’intérêts qui ne sont pas les nôtres.” Suite à quoi étaient évoquées les pressions “du lobby”…



Enfin, le FN n’a pas apprécié les propos antisémites d’Yvan Benedetti
rapportés par le site Trans-Europe-Extrême: «Je suis anti-sionniste, antisémite, anti-juif». L’homme s’était défendu après leur publication expliquant qu’ils avaient été prononcés sur «le ton de l’humour et du sarcasme». Un humour auquel n’a pas goûté la nouvelle direction du Front.
Au-delà de ces considérations, la direction du FN ne goûtait pas
les rapport ambigus que continuait d’entretenir Yvan Benedetti avec l’Œuvre française, groupuscule d’inspiration pétainiste, dont il assurait pourtant avoir quitté les rangs depuis un an



Source : Julien Licourt et David Doucet :







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