
CHANTELOUP-LES-VIGNES – Baby Loup est une crèche associative à vocation sociale de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Fin 2008, l’association licencie une de ses employées, alors directrice adjointe, « pour faute grave », après que cette dernière l’eut informée de sa volonté de porter le voile sur son lieu de travail, malgré le règlement intérieur interdisant le port de signes religieux. Devant les prud’hommes de Mantes-la-Jolie qui examinait le cas aujourd’hui, l’ex employée poursuit la crèche pour « licenciement abusif » et réclame 80 000 euros de dommages et intérêts.
Pour l’avocat de la crèche, Me Richard Malka, la condamnation de Baby Loup menacerait l’existence de cette petite structure non seulement compte tenu de l’impact financier, mais également « à cause des tensions religieuses que ça impliquerait ».
« Il y a 55 nationalités différentes ici. Comment respecter d’un point de vue pratique les exigences philosophiques ou religieuses de chaque famille ? Dans ce sens-là, on est menacés » s’alarme Natalia Baleato, directrice et fondatrice de la crèche qui demande à pouvoir bénéficier du même arsenal juridique que les crèches municipales soumises, elles, au principe de laïcité.
En mars, la Halde, alors dirigée par Louis Schweitzer, avait rendu un avis favorable à l’employée, jugeant son licenciement « discriminatoire ». Mais en octobre, Jeannette Bougrab annonce « une nouvelle instruction » pour « élaborer un nouvel avis ». Pour la nouvelle présidente de l’institution, ce dossier ne soulève « pas une question administrative ou de procédure, mais porte sur un principe fondamental de notre République qui est la laïcité ».
Pour l’avocat de la crèche, Me Richard Malka, la condamnation de Baby Loup menacerait l’existence de cette petite structure non seulement compte tenu de l’impact financier, mais également « à cause des tensions religieuses que ça impliquerait ».
« Il y a 55 nationalités différentes ici. Comment respecter d’un point de vue pratique les exigences philosophiques ou religieuses de chaque famille ? Dans ce sens-là, on est menacés » s’alarme Natalia Baleato, directrice et fondatrice de la crèche qui demande à pouvoir bénéficier du même arsenal juridique que les crèches municipales soumises, elles, au principe de laïcité.
En mars, la Halde, alors dirigée par Louis Schweitzer, avait rendu un avis favorable à l’employée, jugeant son licenciement « discriminatoire ». Mais en octobre, Jeannette Bougrab annonce « une nouvelle instruction » pour « élaborer un nouvel avis ». Pour la nouvelle présidente de l’institution, ce dossier ne soulève « pas une question administrative ou de procédure, mais porte sur un principe fondamental de notre République qui est la laïcité ».
Source : Novopress
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