Christiane
Taubira, ne cesse de repousser les barrières du tolérable, de la normalité et
de l’immoralité.
Jusqu’où, jusqu’à quand ?
Des sifflets venus du public perturbent l’interprétation de « La Marseillaise ».
Dans la tribune officielle, Lionel Jospin, Premier ministre, ne réagit pas.
À la soixante-quinzième minute, le match est interrompu par plusieurs dizaines de supporters qui envahissent le terrain. Cet incident et l’outrage envers un symbole fort de la République marquent les esprits.
Selon l’historien Yvan Gastaut, ils sont le révélateur d’un choc de génération au sein de la population immigrée, qu’il détaillera quelques années plus tard dans un ouvrage.
Mai 2002, finale de la Coupe de France : notre
hymne national est de nouveau chahuté. Jacques Chirac, président de la
République, réprouve en quittant momentanément les lieux.
À un peu plus d’un
an, deux réactions diamétralement opposées qui résument l’approche en matière
de politique sociétale et sécuritaire des partis, d’un côté dits progressistes
et réformateurs et, d’un autre côté, des partis dits conservateurs et
traditionalistes.
Mars 2003 : un amendement crée le délit
d’outrage au drapeau ou à l’hymne national.
Décembre 2009, Olivier Le Cour
Grandmaison (militant engagé pour la régularisation des immigrés clandestins)
revendique le droit de siffler « La Marseillaise » et le drapeau
tricolore « lorsque
ceux qui les utilisent violent les principes de liberté, d’égalité et de
fraternité que ces emblèmes sont supposés incarner »et
« …pour
signifier notre opposition à ceux qui portent la responsabilité politique et
administrative des rafles d’étrangers, des dizaines de milliers de placements
en centre de rétention administrative et des expulsions fixées à 27.000 pour
l’année 2009 ».L’universitaire
a-t-il pleine conscience des implications contenues dans ses propos ?
Avril 2010 : la photographie d’un homme
s’essuyant le postérieur avec le drapeau français est publié ( Concours de la FNAC )
Un décret est
aussitôt pris pour sanctionner explicitement ce type de délit.
La Ligue pour la
défense des droits de l’homme et du citoyen (LDH) *estime que ce décret est une « en violation de la Constitution et du
principe de la liberté d’expression ».
Le Conseil d’État est saisi et restreint son effet.
Le procureur n’y voit qu’une simple « connerie »de jeunesse.
Chacun se demande où s’arrêtera cette surenchère de
faits qui, assortie aux messages laxistes de l’actuel ministre de la Justice,
Christiane Taubira, ne cesse de repousser les barrières du tolérable, de la
normalité et de l’immoralité. Jusqu’où, jusqu’à quand ?
En l’absence de
tout repère, un vent d’impunité porte une racaille désœuvrée emplie de haine et
de rancœur contre un État qui ne saurait pas la comprendre, ou des fautes d’un
État qui a trop laissé faire ?
Chacun y va de son explication. La double
question d’intégration et d’appartenance est plus que jamais d’actualité. Le
concept du « vivre ensemble », tant chéri par le PS, a du plomb dans
l’aile.
En début de semaine, téléspectateurs, nous
assistions à l’inauguration de l’allée Zyed Benna et Bouna Traoré, du nom des
deux jeunes morts électrocutés en 2005 pour s’être réfugiés dans un
transformateur EDF afin d’échapper à la police*
Leur décès avait déclenché
trois semaines de révoltes et d’émeutes. Aux premiers rang de cette inauguration,
le ministre de la Ville et le maire socialiste de Clichy. Tout un
symbole ! Que devons-nous en penser ?
Pour les grands frères de Zyed et Bouna, une
nécessaire prise de conscience : « Pendant dix ans, on s’est battus pour que
leur mort serve à quelque chose. On voulait prouver à tous les jeunes de
banlieue qu’il ne fallait pas se faire justice soi-même. »
À quelques pas, face à la caméra, des jeunes de la
cité se plaignent de la présence des forces de l’ordre, qui « osent »
les contrôler dans leur quartier !..
Une réalité de terrain s’impose à la
bien-pensance.
Ghislaine Bourland Via Bld Voltaire
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