Une bagarre à la sortie d’un bar entre Chaïb Zehaf et Jean-Marie Garcia.
Chaïb Zehaff meurt. Jean-Marie Garcia est condamné mais la famille Zehaff
demande à ce que l’on requalifie le crime de crime raciste. L’affaire est
rejugée.
Sont invités à la barre comme témoins, Dominique Sopo et Bernard-Henri
Lévy qu’on ne présente plus.
Bien évidemment, ces deux témoins n’ont rien à
voir, ni de près ni de loin, avec cette affaire et se trouvaient bien loin du
lieu du drame lorsque celui-ci s’est produit, le 4 mars 2006 à Oullins.
C’est
en tant qu’autorités morales qu’ils sont conviés à la barre. BHL ne transige
pas. Il est sûr de lui. Sentencieusement, sans connaître l’accusé, en
dépit de ses dénégations et malgré le premier jugement de la Cour, notre
philosophe décrète que le crime est raciste. Rien ne lui permet de le dire
sinon que Chaib Zehaff est d’origine algérienne.
La circonstance aggravante est retenue. Le 29 janvier
2009, la Cour
d’Assises du Rhône condamne Jean-
Marie Garcia à 25 ans d’emprisonnement.
Il y a fort à parier qu’elle ne l’eût pas
été dans le cas contraire où
Chaïb
Zehaff aurait tué Jean-Marie Garcia.
La loi qui existe est déjà éminemment discutable et discriminatoire.
Elle revient en effet à établir que tuer quelqu’un pour le
dépouiller est moins grave que le tuer parce que sa couleur de peau
ne vous convient pas .
Elle établit donc, de facto, une hiérarchie dans
la gravité du crime qui n’a rien à voir avec le crime lui-même mais avec les
intentions réelles ou supposées de l’auteur.
La notion de circonstances aggravantes est certes tout à fait fondée.
La raison d’être de la loi est de protéger les faibles et de
compenser les inégalités naturelles : un enfant doit être protégé d’une brute
adulte.
On reconnaît là la circonstance aggravante. Mais avec cette loi,
on en revient à juger sur des intentions; autrement dit, on entre en
terrain particulièrement glissant.
Le cas cité plus haut en est un exemple.
Terrain d’autant plus glissant que tous les citoyens ne sont pas à égalité
devant cette loi.
Le racisme anti-Blanc n’est pas reconnu.
Par
conséquent, les seuls justiciables pouvant se prévaloir de cette loi
sont ceux qui ne sont pas Blancs, alors que ces derniers peuvent
toujours tomber sous le coup de ladite circonstance aggravante sans
pouvoir jamais en bénéficier à leur tour.
Quel brillant avocat aurait assez de
talent pour établir devant une Cour que « face de
craie » ou « sale babtou » aggrave le degré du crime?
Or, François Hollande, surfant sur la vague Morano, demande à
la Garde des Sceaux de préparer un texte réformant le Code Pénal pour faire de
« toute inspiration raciste ou anti-sémite une circonstance
aggravante pour une infraction, quelle qu’elle soit, et quel qu’en soit
l’auteur. »
Ubuesque, orwellien, je vous laisse le
choix du qualificatif.
Il s’agit maintenant d’étendre la loi existante à « toute
infraction ». Rien donc ne saurait sortir de son champ. Rien ne
saurait lui échapper.
Tout acte, toute infraction, tout délit ou crime, sera
envisagé à cette aune suprême : s’agit-il de racisme?
Ce qui revient à
établir dans les faits que cambrioler la maison d’un Arabe sera plus
grave que de cambrioler l’appartement de Madame Michu, et sanctionné en
conséquence.
Autre sujet d’inquiétude sémantique est l’emploi du mot « inspiration ».
Que faut-il comprendre?
Pour ce mot, le dictionnaire nous indique :
Impulsion, mouvement
soudain,
mouvement intérieur qui pousse à agir.
Il y
a dans inspiration l’idée d’une force intérieure incontrôlable
et soudaine qui peut surprendre n’importe qui n’importe quand. C’est une notion
beaucoup plus floue, beaucoup plus insaisissable et invérifiable
que « mobile » .
Qui pourra jurer, devant un expert psychiatre, qu’inconsciemment,
l’inculpé n’a pas été traversé d’une inspiration de nature
raciste? Comment se défendre contre l’inspiration et l’inconscient? Voilà
l’inculpé sans parade possible devant un expert ou une autorité morale qui lui
soutiendront que, s’il a riposté à un agresseur au taux de mélanine différent
du sien, c’est parce qu‘inconsciemment, il a éprouvé uneimpulsion soudaine
qu’il n’aurait pas eu autrement?
Torquemada n’aurait pas osé, Hollande l’a
fait.
La République ne connaît pas de races ni de couleurs
de peau, a réaffirmé le Président.
C’est au nom de ce principe que la Justice nie
l’existence des Blancs sauf pour les déclarer coupables.
Rien ne justifiait de durcir cette loi déjà discriminatoire.
Voilà qu’en l’espace de quelques jours, non seulement nous ne pouvons plus nous
désigner autrement que par les qualificatifs de « sans dents » ou de
« souchiens » mais, quoi que nous fassions, il sera retenu contre
nous la circonstance aggravante d’être nés Blancs dans notre propre pays.

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