Astérix, voyageur pourtant le plus respectueux de l’autre,
serait-il, comme Tintin, raciste, s’interrogent benoîtement des journalistes...
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Astérix est
gaulois, Tintin est belge, et ce sont tous deux des personnages majeurs de la
bande dessinée.
Astérix, qui jusque-là était relativement à l’abri des attaques
antiracistes, se voit accusé, à l’occasion de la sortie de sa dernière aventure
– au demeurant bien éloignée de l’excellence de celles signées jadis
Goscinny-Uderzo -, de caricature colonialiste, au même titre que Tintin au
Congo, album de 1931 qui offrait certes une vision naïve de l’Afrique mais
dont je défie quiconque d’y trouver un racisme digne du Ku Klux Klan !
Astérix, voyageur
pourtant le plus respectueux de l’autre, serait-il, comme Tintin, raciste,
s’interrogent benoîtement des journalistes (dont Charlotte Lazimi pour L’Express)
qui n’ont que ça à f… ?
La question serait
plutôt : les traqueurs de suspects antimondialistes – parce qu’il paraît
qu’on est tous semblables ! – sont-ils stupides ?
À chercher la
petite bête, souvent dans des œuvres réalisées plusieurs décennies, voire
siècles, avant cette ridicule et anachronique chasse aux sorcières, on en vient
à réduire la culture française et, au-delà, européenne, à la portion congrue où
seules les béatitudes bien-pensantes auront droit de cité, avec en sus la haine
du Blanc, laquelle semble revêtir une valeur cathartique indéniable, pour ces
procéduriers du passé qui nient farouchement le racisme anti-blanc.
Exit, donc, le
tableau Quatre études de la tête d’un nègre, de Rubens, exposé aux
musées royaux des beaux-arts de Belgique, à Bruxelles, et prudemment rebaptisé Quatre
études de la tête d’un Maure.
Exit, encore, Robur le Conquérant, de
Jules Verne, pour son personnage de Noir, Frycollin, décrit comme peureux,
infantile et paresseux.
Et quoi d’autre ? Va-t-on trouver à la Dame à
la Capuche, statuette d’environ 23.000 ans conservée au musée d’archéologie
nationale, d’insupportables traits négroïdes caricaturaux ?
Quant aux
détracteurs de Tintin, rappelons-leur que Coke en stock, paru en 1958 et
dont Hergé fut contraint de remanier les dialogues des Noirs présents dans
l’album sous la pression – déjà à l’époque ! – d’associations, était un
manifeste contre l’esclavage qui sévissait encore dans certains pays arabes, et
continue de sévir, notamment au Qatar si j’en crois le traitement réservé aux
ouvriers étrangers employés sur les chantiers de ce pays ce cocagne !
Mais s’il faut
tout revoir à l’aune de la bonne pensée, alors j’exige, en ma qualité de
Français blanc, élevé dans le culte catholique, que soient corrigées les
caricatures dont est victime ma religion ; que soient réécrites ces
éructations de rappeurs qui crachent sur mes semblables, particulièrement les
femmes, qu’ils se promettent souvent de « baiser comme des
chiennes » (je cite de mémoire) !
« Effacer le
passé, on le peut toujours : c’est une affaire de regret, de désaveu,
d’oubli. Mais on n’évite pas l’avenir », disait Oscar Wilde.
Dont acte.
Charles Demassieux via Bld Voltaire
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