mercredi 28 octobre 2015

CHASSE AUX SORCIERES !




Astérix, voyageur pourtant le plus respectueux de l’autre, serait-il, comme Tintin, raciste, s’interrogent benoîtement des journalistes...

.

SHARES


Astérix est gaulois, Tintin est belge, et ce sont tous deux des personnages majeurs de la bande dessinée.
Astérix, qui jusque-là était relativement à l’abri des attaques antiracistes, se voit accusé, à l’occasion de la sortie de sa dernière aventure – au demeurant bien éloignée de l’excellence de celles signées jadis Goscinny-Uderzo -, de caricature colonialiste, au même titre que Tintin au Congo, album de 1931 qui offrait certes une vision naïve de l’Afrique mais dont je défie quiconque d’y trouver un racisme digne du Ku Klux Klan !

Astérix, voyageur pourtant le plus respectueux de l’autre, serait-il, comme Tintin, raciste, s’interrogent benoîtement des journalistes (dont Charlotte Lazimi pour L’Express) qui n’ont que ça à f… ?

La question serait plutôt : les traqueurs de suspects antimondialistes – parce qu’il paraît qu’on est tous semblables ! – sont-ils stupides ?

À chercher la petite bête, souvent dans des œuvres réalisées plusieurs décennies, voire siècles, avant cette ridicule et anachronique chasse aux sorcières, on en vient à réduire la culture française et, au-delà, européenne, à la portion congrue où seules les béatitudes bien-pensantes auront droit de cité, avec en sus la haine du Blanc, laquelle semble revêtir une valeur cathartique indéniable, pour ces procéduriers du passé qui nient farouchement le racisme anti-blanc.

Exit, donc, le tableau Quatre études de la tête d’un nègre, de Rubens, exposé aux musées royaux des beaux-arts de Belgique, à Bruxelles, et prudemment rebaptisé Quatre études de la tête d’un Maure.
 
Exit, encore, Robur le Conquérant, de Jules Verne, pour son personnage de Noir, Frycollin, décrit comme peureux, infantile et paresseux.
Et quoi d’autre ? Va-t-on trouver à la Dame à la Capuche, statuette d’environ 23.000 ans conservée au musée d’archéologie nationale, d’insupportables traits négroïdes caricaturaux ?

Quant aux détracteurs de Tintin, rappelons-leur que Coke en stock, paru en 1958 et dont Hergé fut contraint de remanier les dialogues des Noirs présents dans l’album sous la pression – déjà à l’époque ! – d’associations, était un manifeste contre l’esclavage qui sévissait encore dans certains pays arabes, et continue de sévir, notamment au Qatar si j’en crois le traitement réservé aux ouvriers étrangers employés sur les chantiers de ce pays ce cocagne !

Mais s’il faut tout revoir à l’aune de la bonne pensée, alors j’exige, en ma qualité de Français blanc, élevé dans le culte catholique, que soient corrigées les caricatures dont est victime ma religion ; que soient réécrites ces éructations de rappeurs qui crachent sur mes semblables, particulièrement les femmes, qu’ils se promettent souvent de « baiser comme des chiennes » (je cite de mémoire) !

« Effacer le passé, on le peut toujours : c’est une affaire de regret, de désaveu, d’oubli. Mais on n’évite pas l’avenir », disait Oscar Wilde.

Dont acte.

Charles Demassieux via Bld Voltaire

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire