MM. les journalistes les pieds-noirs sont Français au
contraire des migrants qui sont des étrangers
.
Nous
avions eu droit à l’illustre et mémorable « Je vous ai compris » et, tout
récemment, nous avons eu droit, à bien des niveaux inférieurs bien sûr, au «
Vous ne m’avez pas compris », du politologue Roland Cayrol, dans sa lettre de «
repentance » adressée à tous ceux qui ne l’avez pas compris, suite à sa
prestation désastreuse lors de l’émission« C dans l’air » du lundi 7 septembre 2015.
Dans
cette même lettre Roland Cayrol nous rappelait ses origines « Pieds-Noirs », ce
qui, évidemment, n’excuse rien, bien au contraire.
Pour ceux
qui ne se souviendraient pas d’avoir été ainsi affligés, voici les propos tenus
par Cayrol ce jour-là :
A la
question posée par Yves Calvi : « La France peut-elle accueillir 24.000
réfugiés ? », le politologue n’avait pas hésité une seule seconde pour répondre
; « La France a bien accueilli, en 1962, plus d’un million de Pieds-Noirs ! ».
N’en
déplaise à Roland Cayrol, il s’agissait d’un million de Français qui revenaient
chez eux, dans leur pays, dans leur patrie, et qui ne réclamaient pas le «
droit d’asile ».
Il m’est pénible de lui rappeler qu’ils sont loin d’avoir été
bien accueilli : Gaston Defferre : Qu’ils quittent Marseille en vitesse et
qu’ils essaient de se réadapter ailleurs.
Ceci
remis en mémoire, ce n’est pas fini.
La
surprise nous est venue de là où on ne l’attendait certainement pas : du «
Figaro Magazine » du 11 septembre 2015.
Véronique
Grousset, dans un article intitulé « Réfugiés, ce que nous enseigne notre
expérience en la matière ».
Le départ
était excellent : « 1,2 millions de Pieds-Noirs et de Harkis brutalement
déracinés en 1962, par la décolonisation sanglante du Maghreb, n’ont pas été
accueillis en France à bras ouverts, loin de là… (Bravo, mais la suite est
catastrophique) mais leurs descendants n’en sont pas moins devenus d’excellents
français »
Donc, si
je comprends bien, et je crois vous avoir bien compris, nous, les Pieds-Noirs,
arrivés en 1962, n’étions pas d’excellents français et, fort heureusement, nos
descendants le sont devenus…sans doute malgré nous !
Alors je
m’adresse directement, et personnellement, à Guillaume Roquette, directeur de
la rédaction du « Figaro Magazine » : « Aurez-vous l’obligeance de nous tenir
informés sur « l’admonestation » que, nous l’espérons, vous ne manquerez pas
d’adresser à cette « damoiselle ». Ne serait-ce que pour lui conseiller de
tremper sept fois sa plume dans l’encrier avant d’écrire de telles âneries ! »
J’espère
également que vous nous rendrez tout de même cette justice d’admettre que nous
nous sommes « intégrés » ou « assimilés », à vous de choisir, bien plus
facilement, et avec combien moins de problèmes puisque nous avions les mêmes
droits, que tous les « migrants » que la France si généreuse a accueilli depuis
1962 !
Et cela
très facilement car, que cela plaise ou non aux Français de métropole, nous
étions Français autant qu’eux, si ce n’est davantage car nous, nous nous sommes
battus les armes à la main pour conserver ces départements à la France, aux
côtés de l’armée française, jusqu’au jour où elle nous a trahi sur ordre, et
sommes partis pour ne pas changer de nationalité.
Manuel Gomez Ecrivain et Journaliste


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