Homme politique
Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la
France
Les Français ne sont pas racistes. Ils sont à bout.Au secours ! La France se noie !François Hollande, bientôt déchu ?
« Le Doubs, c’est dur », doivent se dire les responsables de l’UMP après les résultats du 1er tour
de l’élection législative partielle de ce dimanche.
Le Front national vire en
tête à 32,60 %.
Le PS, qui détenait le siège avec Pierre Moscovici,
maintenant commissaire européen, arrive en seconde position avec 28,85 %.
L’UMP, soutenue par L’UDI, est éliminée à 26,54 % pour n’avoir pas atteint
le seuil de 12,5 % des électeurs inscrits.
Il n’y aura donc pas de
triangulaire dimanche prochain, mais un duel entre le FN et le PS.
Le FN était arrivé second au premier tour de 2012, et
troisième au second tour.
Sa première place signifie d’abord que son électorat
s’est fidélisé et qu’il est le plus mobilisé, puisqu’il n’a perdu que 1.300
voix par rapport à 2012, tandis que 10.000 électeurs boudaient le PS.
Il avait
été dépassé au second tour par l’UMP grâce au « vote utile » d’électeurs
de droite croyant avoir plus de chances de battre la gauche en votant pour ce
parti.
Ce réflexe déjà nettement en recul risque de disparaître, voire de
s’inverser.
Le parti de Marine Le Pen s’est en grande partie dédiabolisé au
yeux des électeurs. Il lui reste du chemin à faire pour se crédibiliser en tant
que parti de gouvernement. Pour transformer l’essai, le FN doit passer de la
consolidation à l’attractivité. Une mobilisation au premier tour ne sert à rien
si elle conduit tous les autres à se rassembler contre elle.
C’est évidemment le jeu du Parti socialiste.
Une grave
défaillance dans la sécurité nationale, dans la protection assurée aux
Français, a eu pour effet paradoxal de créer un mouvement d’union nationale qui
profite au pouvoir actuel.
Fidèle à son trucage sémantique, le PS demande donc
aux « républicains » de le soutenir contre le Front national.
L’UDI a
déjà entendu l’appel.
Si on cesse de prendre « républicain » pour
un stimulus pavlovien et qu’on réfléchit sur le concept, on peut écarter
l’utilisation malhonnête de ce mot. Si les termes de République et de nation
ont pris ensemble leur essor dans les discours révolutionnaires au point d’être
inséparables, ce n’est pas par hasard.
Le peuple souverain, c’est la nation, et
sa forme juridique, c’est la République.
L’idée d’une nation qui ne serait pas
représentée par un État de droit est rejetée au même titre que les idées
prétendument « républicaines » qui seraient contraires au bien commun
de la nation.
Si le Front national annonçait sa volonté d’instaurer une
dictature, il ne serait pas républicain. Or, tel n’est pas le cas.
En revanche,
la tentative d’annexer la « République » à un parti pour exclure de
celle-ci un autre parti et ses électeurs est une insulte à la République.
Venant
d’un parti qui, sur aucun plan, n’a su défendre les intérêts nationaux, avec
notamment sa conception irresponsable de l’immigration, c’est aussi une insulte
envers la nation.
Cette double faute est logique puisque ces deux notions sont
liées.
Reste l’UMP à laquelle j’ai appartenu. Ce malheureux
parti est devenu, au fil du temps, une agence électorale pour placer des
candidats.
J’étais un gaulliste du RPR, plutôt conservateur comme beaucoup
d’autres.
J’ai assisté à la disparition, au sein de l’UMP, de toutes les
valeurs qui m’avaient fait m’engager en politique.
Cette formation propose
seulement des candidats qui comptent se faire élire sur le rejet de la gauche
et la peur du FN.
Mais pour quoi faire ?
Le vide sidéral de pensée du
candidat UMP du Doubs, allant jusqu’à dire que c’était« les petits
blonds qui l’emmerdaient », est révélateur.
Ils vont donc décider en
bureau, comme l’a dit avec son élocution embarrassée habituelle, le
porte-parole du mouvement.
Pourtant, le choix est clair.
Aucun parti ne menace
la République, mais le Parti socialiste mène depuis toujours une politique
contraire à ce que de Gaulle appelait l’intérêt supérieur de la patrie.
Si
l’UMP avait fait plus tôt ce choix en dehors des discours du candidat Sarkozy
aux élections présidentielles, nous n’en serions pas là.

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