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Premier syndicat français de
journalistes
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La déontologie
Déclaration des devoirs et des droits des
journalistes
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Déclaration des devoirs et des
droits des journalistes
Préambule
Le droit à l’information, à la libre
expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être
humain.
Ce droit du public de connaître les faits
et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des
journalistes.
La responsabilité des journalistes
vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à
l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.
La mission d’information comporte
nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent
spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.
Mais ces devoirs ne peuvent être
effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que
si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité
professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration des droits
qui suit.
Déclaration des devoirs
Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche,
la rédaction et le commentaire des événements, sont :
1) respecter la vérité, quelles qu’en puissent être
les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de
connaître ;
2) défendre la liberté de l’information, du commentaire
et de la critique ;
3) publier seulement les informations dont l’origine
est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui
s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas
altérer les textes et les documents ;
4) ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des
informations, des photographies et des documents ;
5) s’obliger à respecter la vie privée des
personnes ;
6) rectifier toute information publiée qui se révèle
inexacte ;
7) garder le secret professionnel et ne pas divulguer
la source des informations obtenues confidentiellement ;
8) s’interdire le plagiat, la calomnie, la
diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un
quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une
information ;
9) ne jamais confondre le métier de journaliste avec
celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne,
directe ou indirecte, des annonceurs ;
10) refuser toute pression et n’accepter de directives
rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir
d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant
le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière
d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de
toute ingérence gouvernementale ou autre.
Déclaration des droits
1) Les journalistes revendiquent le libre accès à
toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous
les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques
ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en
vertu de motifs clairement exprimés.
2) Le journaliste a le droit de refuser toute
subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise,
telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même
que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette
ligne générale.
3) Le journaliste ne peut être contraint à accomplir
un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa
conviction ou sa conscience.
4) L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement
informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de
l’entreprise.
Elle doit être au moins consultée, avant décision
définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la
rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de
journaliste.
5) En considération de sa fonction et de ses responsabilités,
le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives,
mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale
ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et
suffisante pour garantir son indépendance économique.
Signé à Munich en 1971
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