Par Arnaud Raffard de
Brienne
Nous voici sauvés : le mensuel l’Expansion semblerait avoir découvert un
ensemble de recettes destinées à sauver les Sécurité Sociale de son déficit
endémique en lui proposant de réaliser plusieurs milliards d’économies, assez
simplement semble-t-il. On se demande même, un peu honteux, à la lecture d’un
long article au titre prometteur « Sécu, des milliards d’économies possibles »
paru dans la livraison de juillet-août, comment personne n’y avait songé
auparavant.
Mieux gérer les médicaments des pensionnaires d’une maison de retraite,
donner la priorité aux génériques en occultant, bien entendu, le rapport
critique publié par l’Académie de médecine sur lesdites molécules à petits
prix, ne pas systématiquement prescrire de nouvelles molécules lorsque de plus
anciennes conviendraient amplement. Tout semble passé en revue par l’opiniâtre
journaliste jusqu’à l’inutilité de certaines hospitalisations abusives, les
transports de malades et les frais de la gestion de la Sécurité Sociale,
suspecte de manque d’enthousiasme dans la dématérialisation de ses documents.
Tout y passe même une supposée économie de 65 millions d’euros qu’il
serait, nous affirme-t-on, possible d’économiser sur les pathologies du canal
carpien… Ce doit être un clin d’œil aux pêcheurs, nous ne savons.
Un léger oubli cependant, trois fois rien, une broutille, une paille pour
tout dire : l’article de six pages ne mentionne pas une seule fois le mot
immigration, encore moins le regroupement familial et pas davantage,
évidemment, le tourisme sanitaire. Rien non plus sur la fraude aux prestations
sociales dont la seule évocation fait trembler les autorités au plus haut
niveau du ministère de la Santé et de l’Etat. Un rapport de l’IGAS (Inspection
générale des affaires sociales) révélait cependant il y a quelques années
l’existence d’une dizaine de millions de Cartes Vitale surnuméraires en
circulation. Oui, vous avez bien lu : 10 millions de Cartes Vitale plus ou
moins frauduleuses et en tout cas injustifiées, génératrices de droits et
surtout de remboursements de soins, hospitalisations et opérations pour
quelques milliards d’euros.
A ce sujet, un article du Monde.fr paru le 20 juillet dernier, observait
benoîtement que « Supprimer les cartes frauduleuses permettrait d’économiser
les consommations de soins illégales qu’elles engendrent. De la même manière,
l’utilisation des Cartes Vitale légales doit être contrôlée afin que ne l’utilisent
que les ayant-droits et non des personnes (amis, famille lointaine (sic)
venant uniquement en France pour se faire soigner ». Si c’est Le Monde qui
le dit… On observera néanmoins la sagesse du ton et la pondération du
propos. Le Monde sait être beaucoup plus virulent quand le
sujet s’avère plus politiquement correct. Ne surtout pas réveiller le
contribuable-cotisant qui n’en finit plus de sommeiller.
L’article de l’Expansion ne nous soufflera pas mot non plus de l’AME, ce
dispositif unique au monde destiné à assurer une entière gratuité de soins aux
immigrés illégaux qui constituent donc, de fait, la seule catégorie de patients
en France dispensés du moindre centime de cotisation pour leur protection de
base comme pour la mutuelle santé complémentaire. Pour les autres, cotisations
en hausse et prestations à la baisse demeurent garantis à perpète.
Un fois encore, la grande presse se trouve prise en flagrant délit de
désinformation. Existe-t-il encore en France un seul naïf pour donner crédit à
un article consacré à la réduction du déficit de la Sécurité sociale
n’évoquant, pas même succinctement, le coût sanitaire de l’immigration légale
ou non ? Il ne faudra jamais se lasser de répéter que les titres de la presse à
gros tirage sont tous, sans exception, concentrés entre les mains de financiers
puissants dont la vision du monde et les intérêts n’ont rien de commun avec les
nôtres.
L’Expansion ne fait pas exception puisque ce titre appartient au puissant
groupe Express-Roularta, filiale de Roularta Media Group racheté
en 2006 par Marcel Dassault. Le groupe publie des dizaines de titres dont l’Express,
l’Entreprise, l’Etudiant, Lire et quantité de revues spécialisée dans
l’habitat et la décoration.
Avionneur, grands industriels et banquiers détiennent l’ensemble des grands
titres de la presse écrite au travers desquels ils véhiculent plus ou moins
subrepticement leurs orientations européistes et mondialistes irrémédiablement
contraires aux intérêts des peuples.
Raison de plus pour favoriser les journaux d’opinion réellement
indépendants, riches de l’essentiel, riches de leur seule liberté d’expression.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire