
Encore une abomination commise dans une
église, celle de Cormery en Indre-et-Loire. Cette fois-ci le sacrilège et la
profanation sont patents ! Une autre abomination de ce type est signalée en
l’église de Courçay. Voyez l’article de La Nouvelle République
La paroisse de Cormery est sous le choc
depuis la découverte, en milieu de semaine dernière, des actes de vandalisme et
de profanation commis dans l’église. C’est François Yvon, un paroissien chargé
de fermer l’édifice chaque soir, qui a découvert les faits. Il a immédiatement
donné l’alerte. « La porte de la sacristie était
ouverte, explique-t-il. La porte du tabernacle avait été
arrachée, tout était saccagé à l’intérieur. Dans la sacristie, tout était sens
dessus dessous ».
Dans le tabernacle, le ciboire et les
hosties qu’il contenait ont été emportés. Différents objets (burettes,
couteau…) ont aussi été volés dans la sacristie.
Pour le père Gilles Meunier, curé de la
paroisse, comme pour tous les fidèles de Cormery, l’acte est pris comme une véritable
profanation. « C’est un sacrilège pour nous, précise le curé. Le tabernacle, c’est le lieu où se trouve le corps du Christ.
C’est très grave pour tous les paroissiens. »
Manifestement, l’acte a été préparé.
L’église, située non pas au cœur du village mais à la sortie de celui-ci,
a-t-elle fait l’objet d’un repérage ? On peut l’imaginer. Le saccage a été
commis en plein jour, alors que l’église était ouverte. Mais c’est bien à
l’aide d’un outil (tournevis, pied-de-biche ?) que les auteurs du vol ont cassé
la porte de la sacristie et celle du tabernacle.
« La communauté est attristée, choquée qu’on puisse s’en prendre ainsi au Christ », poursuit le père Meunier.
« La communauté est attristée, choquée qu’on puisse s’en prendre ainsi au Christ », poursuit le père Meunier.
Les paroissiens s’interrogent aussi bien
entendu sur les motivations d’un tel acte. S’agit-il d’un vol pur et simple –
le ciboire lui-même peut en effet être crédité d’une certaine valeur – ou d’une
profanation. Cette dernière hypothèse se base sur le fait que c’est le
tabernacle, soit le lieu le plus sacré de l’église, qui a été visé.
Les autorités diocésaines ont bien entendu
été prévenues. Et une enquête a été ouverte par la gendarmerie. Un
rapprochement a été fait avec une autre tentative de vol commise également à
l’église de Courçay le lendemain des faits découverts à Cormery. Des actes très
similaires ont aussi été recensés au cours des derniers mois dans le
Loir-et-Cher (…).
La conséquence directe de cet incident, c’est l’annulation pure et simple
des manifestations qui étaient prévues en l’église de Cormery à l’occasion des
Journées du patrimoine. Une exposition d’objets religieux y était notamment
prévue. Une messe dite de réparation a déjà été dite samedi. « Les paroissiens ont prié pour cet acte et pour les auteurs », conclut le père
Meunier.
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