
Gauche de la gauche, communistes, parti de gauche, trotskistes, guévaristes, anars, situs, altermondialistes, homos radicaux, libertaires...
Ce petit monde de la contestation hargneuse condense en potentialité toute la criminalité communiste du vingtième siècle. Le communisme et ses diverses métastases cancéreuses n’ont jamais produit autre chose que la misère et l’esclavage des peuples qu’ils ont prétendu – et prétendent encore – libérer. Mais pourquoi nos commentateurs sont-ils toujours disposés à trouver sympathique le boniment d’un imposteur pourvu qu’il se dise de gauche ? Et plus ils se font insulter, et plus ils sont ravis !
L’infect carnaval de 1968 mêlait les fils à papa aux intellos pour prêcher au populo ouvrier l’avènement du totalitarisme mao. La jeunesse de ce temps, fatiguée de trop bien bouffer, aspirait au bol de riz et à la trique.
Naufrage de la raison et de l’intelligence chez ceux-là mêmes qui auraient pu en être les défenseurs.
C’est toute l’intelligentsia universitaire, cultureuse et journalistique – à de rares exceptions – qui avait sombré dans la soumission au totalitarisme le plus hideux. Les mêmes causes reproduisent toujours les mêmes effets.
Mais une chose m’échappe : pourquoi dénoncer sans cesse les dangers imaginaires d’une extrême-droite plus populaire qu’extrême et battre des cils aux propos d’un populiste de gauche qui promet la guerre civile ?
Non, les imprécations insurrectionnelles ne séduisent plus nos vieux plumitifs. Ils ont trop à se faire pardonner. A faire oublier le gâtisme précoce qui les toucha à vingt ans. Peut-être même qu’ils s’en amusent, parvenus à l’âge où les plaisirs se font rares. Et puis, ils sont fatigués, enfin, d’avoir tant et tant écrit de conneries marxistes illisibles.
Mais ces outrances ravissent sûrement beaucoup de blancs-becs étudiants en socio, en psycho (filières surpeuplées où se retrouvent les bons-à-rien), bobos et petits messieurs efféminés des quartiers branchés qui adorent se faire peur sans risques. La révolution, c’est « super-génial » quand ce sont les autres qui s’entretuent. Et de préférence, d'un peu plus loin.
Sauf que le discours est trompeur, comme d’habitude. Le communisme – quels qu'en soient la forme et les avatars – est toujours l’idéologie du mensonge. L’ennemi des classes salariées n’est pas le capitalisme (vieille rengaine), ni l’économie de marché, ni la droite, ni l’Europe, ni l’euro, ni la Chine, ni les patates frites.
Le mal est en nous, au cœur même du pays, dans son fonctionnariat hypertrophié, ses lourdeurs administratives, ses syndicats richement subventionnés, ses privilégiés institutionnels, ses acquis intouchables, ses grévistes professionnels, ses banquiers frileux, ses patrons accablés de charges et, pour coiffer le tout, une « diversité » que le pays – dépassé par le nombre – n’a ni les moyens d’héberger, décemment ou non, ni d’employer et d’instruire. La révolution reste à faire, en effet. Mais ce n’est pas celle qu’espèrent les gauchistes.
Source : Les 4 Vérités
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